Dans un long et instructif entretien donné à Tennis Magazine (le vrai celui des US), Andy Murray ne mâche pas ses mots et se positionne comme l’un des favoris de cette édition de Wimbledon. Ce garçon a de l’avenir et… de l’ambition, beaucoup d’ambition. Voici trois extraits, l’ensemble de l’interview est à lire sur www.tennismagazine.com
La pression
Je pense que chacun réagit de façon différente par rapport à cette notion de pression. Des choses ont dû fonctionner avec Tim Henman et je sais que si j’ai un conseil à lui demander il sera toujours là. Je peux l’appeler quand je le désire, il est toujours disponible pour moi. D’ailleurs on est toujours « branché » et on se parle très souvent. Même si je peux compter sur ce soutien, je reste persuadé que gérer les grands moments de sa carrière est une affaire très personnelle et l’on doit trouver seul les solutions. Ce n’est pas en allant chercher des conseils à droite ou à gauche que l’on trouvera LA solution.
Federer, Rafa, et la notion de Grand Chelem
Federer était mené deux sets à zéro, 4 à 3 dans le 3ème avec une balle de break contre lui face à Tommy Haas à Roland Garros. S’il avait perdu, je serai devenu numéro 2 mondial, donc je ne suis pas très loin de lui. Si je parviens à remporter mon premier Grand Chelem, il n’y aura plus de différence. La seule différence aujourd’hui c’est mon rang dans les victoires en Grand Chelem. Rafa comme Roger sont plus constants et ils en ont gagnés plus que moi (!). Je dois vraiment prouver que je suis aussi capable d’en gagner un. Si je fais cela, rien ne m’empêchera plus de devenir par la suite numéro 1 mondial. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire, gagner un tournoi du Grand Chelem est la chose la plus difficile sur le circuit actuellement.
Le tirage au sort de vendredi
Il ne faut pas s’inquiéter plus que cela. Si vous voulez gagner le tournoi, il faut de toute façon battre les meilleurs. Mais il est certain que vous espérez toujours éviter de tomber sur des gars comme Karlovic très tôt dans le tournoi car on sait que ce type de joueur peut battre n’importe qui, n’importe quand. En fait, vous essayez de faire abstraction de cela et de vous préparer le mieux possible. Je suis confiant, j’ai bien joué au Queen’s, j’ai une vraie chance.
Publié le mercredi 17 juin 2009 à 08:31



