Le blog de la rédac'
Monfils, ma bataille...



Les amoureux du tennis que nous sommes et qui avaient préparé le thermos de café pour regarder un gros match, sont sortis abasourdis par la demi-finale proposée par Gaël Monfils et Novak Djokovic. Abasourdis mais avec une certitude, la "Monf" a progressé dans tous les compartiments du jeu mais quand l'adversité est trop grande, le naturel revient au galop. Et ce naturel dans le sport de très haut-niveau, ce n'est pas très efficace.


En conférence de presse, Gaël Monfils a fait front et a choisi de placer le débat sur l'idée de la créativité. "Quand votre adversaire est trop fort, il faut essayer autre chose, il faut créer, tenter de le surprendre. Ok, certains disent que je ne suis pas professionnel mais j'ai essayé de le perturber. Dans ma vie, je crée souvent. C'est ma façon d'être, je crée en musique, dans les fringues, en peinture. Je crée dans tous les domaines, tout le temps." Ok, Gaël se classe par des mots dans la catégorie artiste plutôt que de prendre conscience d'une réalité qu'il peut nier. Celle d'une fuite. Tenter de faire un ace sur une deuxième balle sur une balle de match, ce n'est pas de la créativité, c'est un coup de poker, de l'inconscience, voire pire. Si vous travaillez fort avec comme il le dit une équipe dévouée à votre cause vous ne pouvez pas laisser le hasard choisir votre destin. Vous devez tout simplement assumer, assumer votre statut, assumer une ambition et partir au combat.

Et quelques fois dans sa carrière quand il a cherché à atteindre le plus haut-niveau, la "Monf" a atteint ces sommets. On pense à son match face à Roger Federer à Lille. Hélas, souvent il a aussi dégoupillé comme un gamin. Souvenez-vous de son cinquième set catastrophique face à Andy Murray à Roland Garros en 2014. Là aussi, en conférence de presse, il nous avait sorti sa miraculeuse théorie de la créativité. Le refrain est donc connu. Et sa parodie de match face à Djokovic dans les deux premières manches confirme que le gamin n'est pas guéri.

Mais quoi qu'il dise, ou qu'il fasse, Gaël Monfils sait au plus profond de lui qu'il a raté un rendez-vous avec l'histoire. On ne peut imaginer ce qui s'est passé dans sa tête lorsque le stade Artur Ashe a commencé à le siffler, mais cela devait être très dur, lui qui joue souvent pour donner des émotions. Si ce gamin de trente ans ne démarre pas un vrai travail mental, il restera Top 10, mais jamais, oui jamais, un grand trophée ne lui tendra les bras. C'est la dure réalité d'un sport où improviser est un atout sur un point ou deux mais pas pendant plus de deux sets et demi surtout face à l'un des plus grands joueurs de l'histoire.
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