Si la France a dominé aisément une Allemagne plutôt faiblarde, il faut surtout insister sur l’esprit de groupe né à Toulon. Et l’esprit de groupe pour aller au bout d’une compétition comme la Coupe Davis, c’est une des clés mais pas la seule…
Les images d’Epinal ont toujours marqué l’histoire. Et celle que l’on retiendra de cette confrontation franco‐germanique est incontestablement Jo‐Gaël‐Bennet‐Mika‐Gillou‐Richie portant le drapeau tricolore à l’issue du double ce samedi. On retiendra aussi toutes ces déclarations. « Tout cela peut nous mener loin » signé Llodra, « ça lance l’histoire » – Monfils, « Tout le monde joue le jeu » Benneteau, « Vous allez avoir besoin de Pierre, Paul, Jacques, car à un moment donné, vous aurez une défaillance, une blessure » dixit Guy Forget. Bref, il semble bien que la déroute d’Ostrava, et le cafouillage aux Pays Bas soient de vieux souvenirs. Et comme l’histoire fait bien les choses, voila que se profile une finale avant la lettre face à l’Espagne.
Une Espagne que les Bleus n’ont pas battue depuis 1923, autant dire une éternité. Mais d’ici juillet, il va s’en passer des choses comme l’expliquait fort justement le capitaine. « Le groupe n’est pas figé, et pour battre l’Espagne, il faudra élever notre niveau de jeu, j’entends ici et là des « on va gagner cette année », je rappelle juste qu’il ne faut pas s’enflammer et que l’on est très loin du compte. » Si le fameux esprit d’équipe est important, Guy Forget n’oublie pas l’essentiel : « Pour battre surement Verdasco et Nadal il va falloir surtout hisser son niveau de tennis ».
A l’issue de ce week‐end toulonnais, difficile quand même de faire la fine bouche tant cette formation a ressemblé à une vraie équipe soudée, confiante, prête à cultiver ses différences. « Quand on voit comment Richard s’est défoncé pendant ce stage, je crois que je ne l’ai jamais vu taper la balle autant, et je peux vous dire que je sais ce que cela vaut, ça aussi c’est un signe’ » déclarait en conférence de presse Mika Llodra, le doyen de cette équipe. « Comme dans toute équipe, il y a toujours un moment où il faut se mettre dans le bain. L’année dernière, des joueurs ont fait leur début dans l’épreuve. On arrivait dans une période de transition. Là, tout le monde se sent concerné. On l’a vu quand Gaël s’est retiré du tournoi d’Acapulco. Cela montre un vrai attachement pour la Coupe Davis. C’est un esprit de groupe ». Tout est dit ! Vamos !
De votre envoyé spécial à Toulon
Publié le dimanche 7 mars 2010 à 16:25



