« Confronté à un monstre »

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    En confé­rence de presse, le fina­liste malheu­reux du tournoi de Madrid, Rafael Nadal, s’est exprimé sur cette défaite. Le Majorquin a égale­ment abordé la place de numéro un, son adver­saire et ses prochaines échéances. Il n’avait plus perdu sur terre battue depuis 2009, battu par Robin Soderling.

    « Je n’ai pas joué mon meilleur tennis aujourd’hui. Il a extrê­me­ment bien joué, en parti­cu­lier avec son revers. Les condi­tions ici étaient un peu plus diffi­ciles, car la surface est plus rapide. Mais ce n’est pas une excuse. Il est menta­le­ment très fort main­te­nant, il ne fait pas d’er­reur. Il joue avec avec énor­mé­ment de confiance. »

    « Arrêtons de parler de la ques­tion du n°1. Ce n’est même pas que ma place de n°1 est en danger, c’est fini. Arrêtons de nous mentir, c’est ça la réalité. Perdre la place de numéro un n’est pas la fin du monde. Je suis tout autant heureux d’en­trer sur la piste en étant compé­titif. Nous allons travailler pour gagner. »

    « C’est très dur psycho­lo­gi­que­ment de perdre trois finales d’af­fi­lées. Dans la vie, il y a des hauts et des bas. Aujourd’hui, j’ai été confronté à un grand joueur, un monstre. Il est le meilleur cette année, avec un niveau de jeu très impres­sion­nant. Quand il est meilleur que vous, vous lui serrez la main et vous passez au tournoi suivant. Aujourd’hui, mes efforts n’ont pas été suffi­sants et j’en ferai plus la prochaine fois. Aujourd’hui, je n’ai pas joué à mon meilleur niveau et contre Djokovic, bien jouer ne suffit pas pour gagner face à lui. »

    « Je ne sais pas si les choses vont changer dans le futur, je ne pense pas qu’elles vont changer d’elles‐même, c’est à moi de les faire changer. Je viens de faire une bonne saison, mais un joueur en fait une meilleure et je dois l’ac­cepter. Ce n’est pas un drame parce qu’un joueur est meilleur qu’un autre. La défaite à Miami a été plus dur parce que j’étais plus proche de la victoire et j’ai terminé détruit physi­que­ment. Je n’aime pas perdre, surtout sur terre battue, c’est spécial. Perdre est normale, on ne peut pas toujours gagner. Mon premier objectif est de gagner à Londres, ce serait une catas­trophe de ne pas l’ob­tenir. Je veux finir le plus haut possible dans le clas­se­ment et bien jouer à Rome, Roland Garros, Wimbledon et les autres tour­nois. »

    A propos de l’auteur

    Scott McBeam

    Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.