Battu sans gloire par Mardy Fish au 3e tour à Miami (6−3 6–4), Richard Gasquet quitte les Etats‐Unis avec un bilan mitigé. Le mieux entrevu à Indian Wells n’a pu être confirmé en Floride. Cap désormais sur Monte Carlo.
On l’avait quitté fringant à Indian Wells, on l’a retrouvé atone à Miami. Après un premier tour pourtant bien maîtrisé face à Lorenzi, Richard Gasquet s’est raté contre Fish. Entre frappes mollassonnes, revers balbutiants et services cafardeux, le Français a bafouillé son tennis deux sets durant. Aux lifts trop courts et trop neutres de Gasquet, l’Américain a pu opposer son tennis tout en puissance. A plat, en avançant, droit devant, bref, à l’Américaine. « C’est très important de tenir la distance et le cap contre quelqu’un comme lui » commente Fish. « Il a un fabuleux revers à une main, probablement l’un des meilleurs au monde. Et justement, il adore contrôler la diagonale de ce côté‐là, en lâchant des revers courts croisés, son meilleur coup. Mais j’ai réussi à le neutraliser, même côté revers. »
Alternant beaux points et grosses fautes, le Français n’a jamais pu mettre son jeu en place, donnant une impression générale d’engourdissement. « J’étais crispé » avoue Gasquet à l’AFP. « Je manquais d’énergie par rapport à Indian Wells, j’avais un peu moins de jus et j’étais un peu stressé. En plus, j’ai mal servi. » Piatti et Grosjean n’ont certes pas chômé ces dernières semaines mais cet accroc floridien prouve qu’il reste encore du travail. Se rapprocher de sa ligne, mettre toujours plus d’intensité dans ses frappes, jouer chaque coup avec une intention… Ce qui a péché face à Fish peut‐être corrigé. A Gasquet de s’en persuader.
Ce match raté n’effaçant toutefois pas toutes les bonnes choses affichées à Indian Wells, Richard Gasquet quitte l’Amérique rasséréné. « Je repars quand même content de mon niveau de jeu. J’ai fait de bonnes choses sur les courts et j’ai progressé au classement. Je suis dans le Top 20. En plus ça se passe bien avec Sébastien. » Sauf que Grosjean ne sera plus là pour la saison sur terre. C’est en effet Riccardo Piatti et lui seul, qui managera l’actuel 18e joueur mondial de Monte Carlo à Roland Garros. Une période où Gasquet a tout pour briller, son jeu fait d’angles et d’effets prenant sa totale dimension sur l’ocre. « Je suis content de repartir vers la terre battue avec de la confiance » témoigne‐t‐il. « Je pense d’ailleurs que je peux faire un bon tournoi à Monaco. Les choses se mettent en place, il faut surtout que j’évite la blessure. » Eviter la blessure, poursuivre cette politique d’intensité et d’agressivité, progresser encore au classement et claquer quelques perfs’ d’ici Roland Garros. Tout un programme.
Publié le dimanche 27 mars 2011 à 23:15



