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Murray, une juste récompense

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Après trois ans de disette, Andy Murray a remporté un deuxième trophée à Wimbledon ! Le Britannique, impres­sion­nant à la relance, a mis fin au rêve de Milos Raonic en s’im­po­sant en trois sets, 6–4 7–6(3) 7–6(2). À 29 ans, l’Écossais s’ad­juge un troi­sième titre du Grand Chelem. Simplement logique et mérité.

La physio­nomie du match…

Milos Raonic s’est heurté à un mur. Un mur nommé Andy Murray. Car le Canadien avait un tactique bien définie : être le plus agressif possible en s’ap­puyant sur son service et son coup droit. Malgré des missiles en premières balles et dans toutes les zones, le Britannique a été épous­tou­flant à la relance voire écoeu­rant. Il avait réponse à tout. Et en défense, le numéro deux mondial se faisait un malin plaisir de le passer ou de lui mettre dans les pieds. Avec un seul break réalisé dans le premier set, puis deux jeux déci­sifs parfai­te­ment maîtrisés, le protégé d’Ivan Lendl décro­chait son deuxième sacre à Wimbledon, son troi­sième titre du Grand Chelem. Assis sur son banc, Murray tombait en larmes. Un succès en forme de soulagement.

Le fait du match…

Si Milos Raonic espé­rait remporter son premier titre du Grand Chelem, il se devait d’être offensif. Il l’a été avec 74 montées au filet (pour 62% de réus­site). Problème, le protégé de Carlos Moya n’a pas toujours fait les bons choix en allant assez régu­liè­re­ment sur le revers de son adver­saire. Résultat, le Britannique s’est régalé avec des passings de revers croisés dans les pieds comme à 1–0 dans le tie‐break du troi­sième set. Un point qui lui permet de s’en­voler vers la victoire finale. 

Le chiffre…

14 comme le nombre de jeux de service que Milos Raonic a dû attendre avant de se procurer ses premières occa­sions de break. Andy Murray a été parti­cu­liè­re­ment effi­cace au service avec 87% de réus­site derrière ses premières balles, soit seule­ment neuf points perdus (60 sur 69). Dans le troi­sième set à 2–2, le numéro deux mondial a été intrai­table pour effacer les deux seules oppor­tu­nités du Canadien.

Murray‐Lendl, un retour gagnant…

Andy Murray et Ivan Lendl n’ont pas mis long­temps à retrouver leurs marques. Depuis l’an­nonce du retour du Tchéco‐américain à ses côtés, Andy Murray a déjà engrangé le Queen’s et un troi­sième titre du Grand Chelem. Cette troi­sième couronne est ample­ment méritée. À une époque où l’ex­cep­tionnel est la norme avec des joueurs comme Rafael Nadal, Roger Federer et Novak Djokovic, Andy Murray se fraie un chemin. Et Ivan en son mentor.

En bonus track, même lors­qu’il mène en finale, Andy Murray s’en prend à son clan…

A propos de l’auteur

Loïc Revol

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.