Après Tommy Robredo, David Ferrer, numéro 4 mondial en 2008 et récent « héros » de la finale de la Coupe Davis 2009, s’exprime à son tour dans une interview exclusive accordée à We Love Tennis.
We Love Tennis : Tu avais dit, lors d’une interview à Radiomarca, que ton pire défaut était l’anxiété sur le court. Comment as‐tu fait pour la vaincre lors du match contre Stepanek (en finale de Coupe Davis), spécialement lorsque tu as remonté tes deux sets de retard ?
David Ferrer : Eh bien… En me battant jusqu’au bout, en ayant confiance en moi et en pensant qu’il y avait beaucoup de gens qui souhaitaient que je gagne le match.
WLT : Penses‐tu que le résultat aurait pu être différent si vous aviez joué en République Tchèque ?
D.F.: Ils (les Tchèques) n’auraient sûrement pas choisi la terre battue et cela aurait changé le résultat. C’est certain.
WLT : Costa a dit que la seule chose qui pourrait manquer à l’équipe espagnole serait un manque de motivation. Es‐tu d’accord avec lui ?
D.F.: Moi, personnellement, je serai très motivé.
WLT : Le dimanche 6 Décembre 2009, El Pais intitulait son article « Une équipe sans limites ». Est‐ce également ton opinion ?
D.F.: En Espagne, nous avons fait l’Histoire. Avant, nous n’avions jamais remporté deux Coupes Davis consécutives et cela marque beaucoup.
WLT : Que penses‐tu du premier tour de la Coupe Davis qui vous attend face à la Suisse qui ne pourra peut‐être pas compter sur ses deux leaders, Federer et Wawrinka.
D.F.: Ce sera difficile. Nous choisirons sûrement, une fois de plus, la terre battue. Mais cela restera tout de même une rencontre très compliquée.
WLT : Remporter cette quatrième Coupe Davis a‑t‐il été le meilleur moment de ta carrière ?
D.F.: Cela a sûrement été le moment le plus important, avec la finale de la Masters Cup de Shanghai (en 2007).
WLT : Et au contraire, quel a été le pire moment dans ta carrière ?
D.F.: Chaque défaite est très dure à supporter.
WLT : Tu avais pour objectif de terminer l’année entre les 15 premiers. Malheureusement, tu termines la saison à la 18ème place. As‐tu les mêmes buts que cette année pour celle qui arrive ?
D.F.: J’ai finalement terminé à la 17ème place. Je ne suis pas loin de mon objectif. J’ai dû abandonner à Valencia et je n’ai pas joué à Paris Bercy pour préparer la Coupe Davis. Je crois que ça a été une bonne année.
WLT : En 2008, tu atteignais la quatrième place du classement ATP. Tu jouais à un niveau incroyable et tu avais confiance en toi. Que s’est‐il passé, qu’est ce qui a changé depuis cette année ?
D.F.:Je suis toujours le même. Mais ceux qui arrivent derrière moi montent en puissance. Les jeunes se rapprochent beaucoup.
WLT : Beaucoup de joueurs de tennis changent d’entraîneurs tout au long de leur carrière mais toi, tu as toujours été avec Javi (Javier Piles). As‐tu senti dès le début qu’il serait le meilleur pour toi ? Et pourquoi ?
D.F.: C’est le meilleur pour moi. Il m’aime comme un fils. C’est mon second père.
WLT : D’autres personnes semblent également être importantes pour toi : tes fans. Dès que tu peux, tu te connectes sur ton site et tu partages presque tout avec eux. Que t’apportent‐ils exactement ?
D.F.: Bien sûr, ils sont très importants. Je lis chaque message que je reçois, tant les plaisants que les désagréables. J’apprends beaucoup de choses venant d’eux. J’essaie toujours d’être proche de ceux qui m’entourent.
WLT : Justement, tu as toujours été très respectueux et attentionné avec tes fans. D’où vient cette empathie ?
D.F.: Lorsque j’étais petit, j’avais également des idoles et maintenant, jamais je ne dirais non à un enfant qui voudrait un autographe. J’ai demandé beaucoup d’autographes lorsque j’étais petit.
WLT : Comment vois‐tu ta vie après ta carrière ?
D.F.: J’essaierai de faire les choses que je n’ai pour le moment pas pu réaliser à cause de ma carrière.
Propos recueillis par Charlotte Ezdra
Publié le vendredi 11 décembre 2009 à 17:30



