Kim Clijsters a dominé Venus Williams en demi‐finale de l’US Open. La Belge s’impose en trois sets (4÷6 7/6[2] 6⁄4) et rejoint Vera Zvonareva en finale.
Après Serena l’an passé, Kim Clijsters a écarté Venus Williams en demi‐finale à Flushing Meadows. Plus régulière dans l’ensemble (43 fautes directes contre 50 pour Venus), la Belge a progressivement réussi à imposer son jeu. C’est pourtant l’Américaine qui prend le meilleur départ. Intouchable sur son engagement, Venus breake et se détache au score (5−3). Elle conclut sur son jeu de service suivant 6⁄4.
Touchée mais pas coulée, Clijsters ne baisse pas les bras. La Belge se montre plus offensive et va provoquer les fautes adverses. De plus en plus tendue sur son service, Venus passe de moins en moins de premières. Et Kim ne rate pas l’occasion de reprendre l’avantage au score. La Belge mène 5–2, sert pour le set à 5–4 mais se fait finalement rejoindre, victime principalement de sa nervosité. Les deux jeunes femmes doivent se départager au tie‐break. Un jeu décisif presque offert par l’Américaine qui aura aligné les fautes directes et notamment servi deux doubles‐fautes d’affilée.
Un set partout, la balle au centre. Le combat s’intensifie, les deux joueuses en mettent plus dans leurs frappes. Les points spectaculaires sont au rendez‐vous et l’ambiance devient électrique. Bien plus offensive, Clijsters breake la première (4−2). Mais une nouvelle fois rattrapée par ses émotions, la Belge laisse l’Américaine revenir (4−4). Piquée au vif, Kim se bat comme jamais sur le jeu suivant et réussit quelques formidables points en défense. La Belge breake à nouveau, laissant une Venus dépitée par cet énième retournement de situation. Cette fois, la tenante du titre ne tremble pas pour conclure et l’emporte sur sa première balle de match. Là‐voilà en finale pour la deuxième fois d’affilée. « C’était un formidable match à jouer, un super combat. Nous avons joué du grand tennis ce soir » s’est félicitée la Belge. « J’ai envie de savourer cette victoire pour le moment puis je vais très vite me concentrer sur la finale de demain. » L’ex‐numéro 1 mondiale devra en effet avoir les idées clair en finale pour espérer battre sa bête noire de l’année 2010 : Vera Zvonareva.
Publié le samedi 11 septembre 2010 à 01:41



