Guy Forget revient sur la qualification de son équipe pour les demi‐finales. Fier de son groupe, le capitaine avoue qu’il préférerait affronter les Etats‐Unis que l’Espagne en demi‐finale. Dans tous les cas, les Bleus devront jouer ce match « avec courage et ambition ».
Une nouvelle victoire 3–0. Vous commencez à prendre l’habitude Guy !
Oui ! Les garçons ont rempli leur contrat. Ils ont joué avec beaucoup de cœur et de courage. Je leur tire un coup de chapeau.
Vous‐voilà donc en demi‐finale…
Il va falloir être encore plus fort. Mais voilà, on a un groupe uni et solidaire. Il y a quelques années, je me rappelle que certains médias avaient un peu survendu cette équipe. Aujourd’hui, cette équipe de France est ambitieuse, elle a un niveau de jeu moyen élevé, plus d’expérience et de maturité. On est en demi‐finale pour la 2e année d’affilée, on fait donc encore partie des 4 meilleurs équipes au monde, au minimum. Et pourtant, on n’a pas de joueur du Top 5, on n’a pas de joueur titré en Grand Chelem. Du moins pas encore ! Parce que j’espère que ces garçons n’ont pas fini de montrer leur vrai visage dans les plus grands tournois. Ils se connaissent depuis tout jeune, ils étaient ensemble à l’INSEP, et c’est chouette de les revoir tous ensemble jouer les premiers rôles dans ces grandes compétitions.
Jeudi, vous disiez que vous alliez apprendre beaucoup de choses ce week‐end. Qu’avez-vous appris ?
Chaque rencontre est très intéressante pour tous, joueurs et capitaine. L’expérience, c’est ça. Concernant le double, Jo et Mika jouaient ensemble pour la deuxième fois seulement. C’est peu, très peu. J’ai remarqué pas mal de petites choses sur lesquelles il faut qu’on parle, qu’on travaille. On va récupérer le DVD du match pour bosser dessus. Quant aux simples, Richard a gagné un match dans la douleur, c’est encourageant pour lui. Et moi, je me suis rendu compte que même dos au mur, il avait des ressources pour revenir. J’ai appris un certain nombre de choses. J’ai vu une équipe soudée, des garçons courageux. Ils ont joué avec courage et un esprit offensif dans les moments importants. Il y a eu quelques points cruciaux dans les matches de Gaël et de Richard et leur expérience a fait la différence à ces moments‐là. Peut‐être que deux ans en arrière, ces matches ne se seraient pas goupillés comme cela.
Considérez‐vous la paire Llodra/Tsonga comme potentiellement la plus forte équipe de double française ?
Peut‐être. Mais je ne veux pas négliger Richard Gasquet, Julien Benneteau ou Arnaud Clément. Ils nous ont rapporté des points précieux par le passé. Pour ce quart de finale, j’avais sélectionné 3 très forts joueurs de simple et un très fort joueur de double. Je savais que j’avais en plus de bons joueurs de double que sont Jo et Richard. J’aurais mis Jo en simple et Richard avec Mika en double, on aurait peut‐être gagné 3–0 de la même manière. Je veux que tout le monde se sente concerné en simple comme en double.
Est‐ce que vous sentez votre équipe plus forte que l’an passé ?
On avait quand même mis 3–0 à l’Espagne l’an passé à Clermont‐Ferrand. C’est vrai que j’avais été surpris de ce résultat. Et je sais que si on joue l’Espagne chez eux, ce sera encore plus difficile. Mais avec Jo, l’histoire sera peut‐être différente. Le fait qu’il y ait Jo rend l’équipe plus forte. J’espère que Gaël et Richard seront encore plus forts en septembre qu’ils ne l’étaient l’année dernière. Quand à Mika, je voudrais qu’il soit aussi bon que l’an passé. S’il est meilleur, ça me va aussi ! (Sourire) On a eu l’équipe au complet pour la première fois ici à Stuttgart. Et on sent que c’est une équipe très très forte.
L’Espagne mène 2–0 contre les États‐Unis. Il y a donc de bonnes chances que ce soit vos adversaires en demi‐finale…
C’est vrai qu’on s’attend à jouer l’Espagne. Et l’Espagne de Nadal, sur terre battue en Espagne, c’est la meilleure équipe au monde. Si on joue finalement les États‐Unis, ce sera une bonne surprise. Dans tous les cas, il faudra aborder ce match avec beaucoup de courage et d’ambition.
De votre envoyée spéciale à Stuttgart
Publié le samedi 9 juillet 2011 à 18:47



