Tsonga : « Je dois tous les battre ! »

    6–2 6–2 6–3. Une entrée en lice facile pour Jo‐Wilfried Tsonga, à Roland Garros. Le Français n’a pas été inquiété par Aljaz Bedene. Et s’est même fendu de quelques jolis coups, malgré une qualité de service médiocre. En confé­rence de presse, Jo est revenu sur son match. En trai­ning Adidas, sous les yeux de son agent, il a répondu tran­quille­ment aux ques­tions des journalistes.

    Qu’est-ce que tu penses de ton match, Jo ?

    Je suis forcé­ment satis­fait du résultat (rires) ! Gagner en trois sets… Ce serait diffé­rent si j’avais perdu, j’aime autant vous le dire. Alors, bien sûr, tout n’a pas été parfait. Il y a toujours des choses à faire progresser dans ton jeu. Aujourd’hui, je peux presque consi­dérer que j’ai gagné sans mon service. Mais, du fond de court, j’ai été assez solide, je trouve. En revers égale­ment, j’ai plutôt bien joué. J’ai réussi à tourner autour de mon coup droit, ce n’était pas mal. Par contre, mon service… C’était vrai­ment de basse qualité. Il est évident qu’il va me falloir faire monter tout ça aux prochains tours.

    Inévitablement, le fait de ne pas être dans la moitié de tableau de Nadal et Djokovic, ça doit compter, non ?

    Pour le grand public, ça compte énor­mé­ment de ne pas être dans la moitié de tableau de Nadal et Djokovic. Mais, pour moi, ce n’est pas autant le cas. Bien sûr, c’est impor­tant. Mais ça le devient réel­le­ment quand je suis en quarts de finale, en demie ou en finale… Pourquoi ? Parce que, le plus impor­tant, c’est de les battre, ces joueurs. Et, à un moment donné, si je veux gagner le tournoi, il va me falloir les dominer. C’est ça, le plus impor­tant. Le fond du problème, ce n’est pas quand est‐ce que ça va arriver, mais plus de réaliser mes objec­tifs et de gagner. Et puis, entre nous, l’enchaînement… Que tu fasses Federer, puis Ferrer, puis Nadal ou Djokovic‐Federer‐Nadal, ça ne change pas grand‐chose. Je dois tous les battre.

    C’est quoi le danger d’un premier tour, face à un adver­saire modeste ?

    Le danger d’un premier tour, c’est de pani­quer un peu, de sous‐estimer ton adver­saire… Tu peux te retrouver dans une situa­tion critique… Tu n’y arrives pas, tu commences à piocher physi­que­ment. Le stress devient beau­coup plus violent que ce qu’il devrait être. Tu commences à te bloquer et à ne plus trouver de solu­tions. Et, le pire, c’est que de l’extérieur, tout semble clair, tu dois gagner, c’est tout. Alors qu’en fait, quand on est dedans, ça peut être très difficile.

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    A propos de l’auteur

    Rémi Cap‐Vert

    Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.