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2013, c’est FOU ! (1÷4)

Sept mois de cette année 2013 se sont écoulés. Le mara­thon annuel des circuits ATP et WTA, débuté avec la tournée austra­lienne, a conclu sa première partie en apothéose avec un Wimbledon au scénario éton­nant. La Rédaction s’est penchée sur ces semaines de compé­ti­tion, de plaisir, de surprises… et d’insolites ! A l’aube des épreuves nord‐américaines sur dur, elle vous propose son top 20 des événe­ments, person­nages et réali­sa­tions du 1er janvier à mi‐juillet. Attention, le sérieux… n’est pas toujours de mise.


20. Pierre‐Etienne Léonard, à jamais dans nos coeurs !

E‑X‐T‐R‐A‐O‐R‐D‐I‐N‐A‐I‐R‑E ! Oui, c’est LA bombe de la première moitié de saison. La bombe média­tique. L’avènement d’un génie. La nais­sance d’une légende. Leo Messi ne sera plus jamais au foot­ball ce que Pierre‐Etienne Léonard est désor­mais aux commen­taires de match. Oui, Pierre‐Etienne Léonard. Ce garçon a révo­lu­tionné, le temps d’un match ou deux, l’art de vivre une rencontre. A Roland Garros, il a posé ses tripes sur sa table de commen­ta­teur. Janowicz‐Ramos, obscure rencontre du premier tour, a soudai­ne­ment pris une dimen­sion supé­rieure. Un pas de géant pour l’ensemble de la profes­sion. Qui ne sera, malheu­reu­se­ment, suivi d’aucune enjambée suivante… Enfer et damna­tion ! Bouffonnerie et pour­ri­ture ! France Télévision a remis à sa place son auda­cieux jour­na­liste dans la foulée. Cela n’empêchera pas le désor­mais célé­bris­sime PEL de supplanter en renommée ce triste plan d’épargne… 45 000 likes sur la vidéo du Petit Journal qui l’a déniché, un buzz mons­trueux sur Internet, des groupes à son nom, une péti­tion pour le voir commenter la finale de Roland… Pierre‐Etienne, la comète.


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19. Kiki Mladenovic, à deux, c’est forcé­ment mieux !

C’est elle la patronne du double trico­lore, en Fed Cup ! Et c’est peu de le dire… Kristina Mladenovic prend une ampleur impres­sion­nante dans cette disci­pline. Et s’impose peu à peu comme l’une des meilleures spécia­listes du circuit. 13ème au clas­se­ment mondial, elle a remporté, en 2013, les tour­nois de Memphis, Charleston, d’Oeiras et de Palerme, mais égale­ment atteint une finale à Marrakech. Mieux, elle s’est offerte, aux côtés de Daniel Nestor, une finale de Roland Garros en double mixte. Puis un titre, la consé­cra­tion, à Wimbledon. Certes, on l’attend main­te­nant aux premières loges en simple, mais voir une Française, jeune qui plus est, souriante, fraîche et agréable, se distin­guer de cette manière, c’est un plaisir… D’autant que Daniel, son parte­naire du mixte, ne se fait pas de soucis pour elle : « A la longue, elle va devenir l’une des meilleures joueuses de simple. En ce moment, je profite d’elle alors qu’elle n’a peut‐être pas la capa­cité de gagner quatre ou cinq matches en simple. Elle en gagne actuel­le­ment deux ou trois. En ce moment, elle se concentre sur les doubles. Je l’ai prise sous mon aile au bon moment. » A elle de s’envoler !


18. Vika, seule contre tous

Victoria Azarenka tient sa coupe dans les bras. Elle sort un papier – son discours, qu’elle avait préparé. Et s’ap­proche du micro. C’est un peu l’image forte qui conclut cette journée de finale, à Melbourne. Car la froi­deur du public austra­lien à l’égard de sa double cham­pionne semble assez irréelle. Quelques applau­dis­se­ments de son clan, de ses fans, mais, de la part des Aussies… rien, peanuts. Professionnelle jusqu’au bout, numéro un mondiale, Vika n’en tient pas rigueur et remercie tout le monde. Etonnant. Car Azarenka s’est trouvée au centre d’une polé­mique à l’issue de sa demi‐finale face à Sloane Stephens, accusée de tricherie pour avoir demandé un temps mort médical pour problèmes respi­ra­toires à 5–4 en sa faveur dans le deuxième set. Un compor­te­ment, légi­time ou non, que le public ne lui a pas pardonné. Le scénario de la finale n’ira pas pour aider la Biélorusse. Na Li se bat comme une folle, malgré deux chutes – héroïque, la Chinoise. Résultat : une céré­monie de remise des prix affli­geante de froi­deur pour une vain­queur de Grand Chelem. Pas grave, Vika. Seule la victoire est belle. Et seule, elle l’est encore plus…


17. Martina, THE tennis addict…

Quelle passion du tennis doit vous animer pour vous lancer une troi­sième fois sur le circuit profes­sionnel ? Martina Hingis ne nous l’a pas encore enseigné. Mais la Suissesse ne peut clai­re­ment se passer de son sport… Inaugurant une expé­rience de coach aux côtés d’Anastasia Pavlyuchenkova cette année, elle n’a pas encore tari sa soif de court et de compé­ti­tion. Alors, à 32 ans, quand on est en pleine forme, qu’on veut jouer et qu’on voit une ancienne rivale, répon­dant au nom de Serena, toujours plus réussir, que fait‐on ? On revient. Hingis a donc, dans un premier temps, offi­cia­lisé sa parti­ci­pa­tion au tournoi de Carlsbad en double, avec Daniela Hantuchova. Puis, dans un deuxième, à New Haven, toujours en double. Et, dans un troi­sième, à Toronto, Cincinnati et à l’US Open. Avant un quatrième… en simple ? A l’automne ? C’est ce que semblent sous‐entendre Lindsay Davenport et Rennae Stubbs. Lindsay l’affirme : « Pour Martina, c’est une manière de se remettre en jambes avant de revenir cet automne en simple. » Le retour d’une ex‐numéro un mondiale, au jeu reconnu pour sa finesse et son intel­li­gence, c’est forcé­ment un événe­ment d’importance. Formidablement allé­chant !


16. Djokovic‐Wawrinka, le monu­ment austral

Cinq heures. Et une victoire 1–6 7–5 6–4 6–7(5) 12–10. LE match de la quin­zaine austra­lienne. Incroyable. Comment faire vaciller un numéro un mondial dans son antre de Melbourne ? Stanislas Wawrinka a donné à ses collègues du circuit quelques éléments de réponse : « C’est de loin le meilleur match que j’aie jamais joué, parti­cu­liè­re­ment dans un format en trois sets gagnants, contre le numéro un mondial. J’ai tenu pendant cinq heures, en cher­chant toujours un moyen de gagner le point, en me battant contre lui et contre moi‐même pour tenir au score. A la fin, j’étais vrai­ment, vrai­ment proche. C’est sûr que je suis vrai­ment triste. Mais il y a plus de positif que de négatif à retenir ce soir. » Et Djokovic de recon­naître : « J’ai toujours su qu’il avait ça en lui, qu’il pouvait battre les meilleurs du monde. Il l’avait déjà prévu à plusieurs reprises, sur diffé­rentes surfaces. Il est très puis­sant, sert bien, lit bien le jeu et se déplace super bien sur le terrain. Il est venu avec la bonne tactique aujourd’hui en chan­geant constam­ment de rythme. C’est lui qui était dans le court. Et moi, j’étais passif. » Une rencontre unique. Un match de folie. Ciel… Quel kif !

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A propos de l’auteur

Rémi Cap‐Vert

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.