L’hommage de Federer à Murray

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« Malheureusement c’est son corps qui a pris la déci­sion pour lui. Ces dernières années ont dû lui paraître bien longues. Je me souviens être allé jouer avec lui à Glasgow : je savais à quel point il était mal. À tel point que je ne pouvais pas croire qu’il joue. Mais c’était pour la bonne cause. J’imagine main­te­nant que tout le monde peut comprendre. À un moment, quand tu sens que tu ne revien­dras jamais à 100 %, quand tu as connu les succès d’Andy, la déci­sion est compré­hen­sible. J’étais déçu et triste, un petit peu choqué même d’ap­prendre qu’on n’al­lait plus le voir même si tout le monde partira à un moment. Bien sûr, j’es­père qu’il pourra jouer l’Open d’Australie et qu’il pourra conti­nuer au‐delà pour terminer comme il l’es­père à Wimbledon. C’est ce que je lui souhaite. Cela nous touche parce qu’on connaît très bien Andy, parce qu’on l’ap­précie. Il n’a pas beau­coup d’en­nemis pour être honnête. C’est un bon mec, un membre du Hall of Fame, une légende. Il a gagné tout ce qu’il voulait. Tout le monde voudrait échanger sa carrière avec la sienne. C’est dur mais une fois que ce sera terminé, il pourra regarder derrière et être incroya­ble­ment fier de tout ce qu’il a réussi. »

A propos de l’auteur

Jean Muller

Jean Muller est un passionné de tennis depuis sa tendre enfance. Il a appris son métier de jour­na­liste en tant que pigiste pour divers médias de presse écrite, presse régio­nale et presse natio­nale, sites internet de sports. Il a intégré la rédactio, de Welovetennis.fr et Welovetennis Magazine en 2020.