Kyrgios évoque sa dépres­sion : « J’abusais de l’al­cool et des drogues »

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Il y a une dizaine de jours, Nick Kyrgios avouait au cours d’un live s’être auto­mu­tilé.

Ce jeudi, il a décidé d’en dire un peu plus sur la dépres­sion qu’il a traversée il y a trois ans. L’Australien se confie à coeur ouvert. 

« C’était moi il y a 3 ans à l’Open d’Australie. La plupart des gens pensaient que j’al­lais bien menta­le­ment ou que je profi­tais de la vie…C’était l’une de mes périodes les plus sombres. Si vous regardez atten­ti­ve­ment, vous pouvez voir sur mon bras droit les bles­sures que je me suis infli­gées. J’avais des pensées suici­daires et je luttais litté­ra­le­ment pour sortir du lit, sans parler de jouer devant des millions de personnes. Je me sentais seul, déprimé, négatif, j’abu­sais de l’al­cool et des drogues, je repous­sais ma famille et mes amis. J’avais l’im­pres­sion de ne pouvoir parler ou faire confiance à personne. C’était le résultat de mon refus de m’ou­vrir, de m’ap­puyer sur mes proches et de me pousser petit à petit à être positif », a écrit Nick Kyrgios.

Le récent vain­queur de l’Open d’Australie fait preuve d’un énorme courage en évoquant publi­que­ment, dans les détails, cette période de sa vie. Il a franchi le pas en ayant la volonté d’aider toutes les personnes souf­frant problème de santé mentale. Une déci­sion honorable. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.