Opelka : « La façon dont la struc­ture commer­ciale du tennis est mise en place engendre une sorte de culture conser­va­trice, où tout le monde a peur d’être différent »

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De passage à la Fashion Week de Paris où il a réalisé une inter­view très inté­res­sante pour GQ, Reilly Opelka n’a pas hésité à s’en prendre aux tradi­tions, très présentes dans un sport comme le tennis. L’Américain va même plus loin en affir­mant qu’il s’est mis à détester certains aspects de son sport. 

« J’en suis venu à détester la tradi­tion. Et, évidem­ment, le tennis est une tradi­tion. Regardez Wimbledon, c’est ce que c’est. Et ce n’est pas pour moi. Plus je me suis inté­ressé à la mode et à l’art, plus j’en suis venu à mépriser certaines choses du tennis. Les tenues elles‐mêmes sont toutes de la même couleur, elles sont toutes si semblables. Toutes les marques font leurs photos à Indian Wells, donc l’am­biance est exac­te­ment la même. Il n’y a plus rien d’unique, et c’est triste. Nous sommes un sport soli­taire. Si quelque chose ne va pas chez nous, il y a un effet direct. Je pense donc que la façon dont la struc­ture commer­ciale du tennis est mise en place engendre une sorte de culture conser­va­trice, où tout le monde a peur d’être différent. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.