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Mannarino : « Je voyais que Federer n’était pas au niveau et je me rappelle très bien m’être dit : s’il perd contre un joueur anodin comme moi, il va prendre un tel coup sur la tête qu’il ne reviendra pas »

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Depuis Miami où il s’est qualifié pour le 3e tour grâce à des victoires sur Juncheng Shang et Ben Shelton (6−4, 3–6, 6–1), Adrian Mannarino est revenu pour L’Equipe sur son fameux match au 1er tour de Wimbledon 2021 contre Roger Federer. Il menait avant de se blesser au genou et d’aban­donner avant le début du cinquième set (6−4, 6–7[3], 3–6, 6–2, ab.). Le Français aurait pu être l’ul­time adver­saire du Suisse mais ce fut fina­le­ment Hubert Hurkacz, qui avait même collé un 6–0 au maestro en quarts de finale. 

« Y’a des matches, quand tu y repenses, même long­temps après, qui te font encore mal au ventre. J’ai encore les boules. Je ne l’ai toujours pas digéré. C’était sur le Central de Wim’, le jour de mon anni­ver­saire (ses 33 ans). Je jouais bien au tennis, et je voyais que Federer n’était pas au niveau, qu’il faisait beau­coup de fautes et qu’il se dépla­çait mal, par rapport à d’ha­bi­tude… J’avais l’im­pres­sion que toutes les étoiles étaient alignées. Je me rappelle très bien m’être dit : s’il perd contre un joueur anodin comme moi, il va prendre un tel coup sur la tête qu’il ne reviendra pas », s’est souvenu Mannarino. 

A noter qu’il affron­tera juste­ment Hurkacz pour une place en huitièmes de finale du Masters 1000 de Miami. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.