Roger Federer (sur le tennis moderne) : « J’aimerais voir un peu plus de variété. Le problème, c’est lorsque des joueurs simi­laires s’af­frontent, la plupart des points se jouent de la même manière »

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Visiblement contrarié par la dispa­ri­tion du revers à une main parmi les joueurs classés au sein du top 10 mondial, Roger Federer a pour­suivi son propos en analy­sant le tennis pratiqué actuel­le­ment sur le circuit. 

Et même si l’on sent bien que le Suisse prend des pincettes pour ne froisser personne, son constat sur le tennis moderne est assez clair : il manque cruel­le­ment de variété et donc de créa­ti­vité. Un constat qu’il a partagé dans une inter­view accordée au maga­zine GQ.

« J’aime voir des joueurs explo­sifs et athlé­tiques. De nos jours, j’ai­me­rais voir un peu plus de variété, et aussi plus d’allers‐retours au filet. Nous verrons où le jeu évoluera. Le problème, c’est lorsque des joueurs simi­laires s’af­frontent, la plupart des points se jouent de la même manière. Si l’ob­jectif est de toujours jouer chaque point de la même manière contre mon adver­saire, c’est ce qu’il veut. Ce qu’il ne veut pas, c’est que je mélange les choses et que je varie. Donc pour moi, voir deux gars jouer l’un contre l’autre et avoir 20 points iden­tiques l’un après l’autre, ça peut être inté­res­sant. Cela peut être très inté­res­sant. C’est comme un bras de fer. Mais j’aime me dire : ‘N’entrons pas dans le bras de fer, entrons dans un autre jeu’. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.