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Tatiana Golovin sur la grosse colère de Djokovic : « Je pense qu’il a raison de dire : ‘ça suffit, je suis le meilleur de tous les temps, je dois avoir du respect et on doit me soutenir, qu’on m’aime ou qu’on ne m’aime pas’ »

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Au micro de BeIN Sports après la victoire de Novak Djokovic contre Holger Rune en huitièmes de finale de Wimbledon, l’ex‐12e joueuse mondiale Tatiana Golovin a donné son avis sur le coup de gueule du Serbe contre certains spec­ta­teurs, en esti­mant qu’il arri­vait à un stade sa carrière où il avait désor­mais besoin de ressentir l’amour du public. 

« Je pense qu’il ne se nourrit plus de ça (des ambiances hostiles, ndlr). Quand il y avait Federer et Nadal, il arri­vait à se dire : ‘bon ok, je suis le troi­sième qui arrive mais je vais aller cher­cher tous les records et leur montrer que de toute manière, c’est moi le meilleur.’ Mais main­te­nant, je pense que cela devient trop diffi­cile. À 37 ans, avec tout ce qu’il a accompli, les diffi­cultés physiques qu’il peut et la nouvelle géné­ra­tion qui arrive, je pense qu’il voudrait avoir le soutien du public. Et le match qu’il remporte à Roland‐Garros lors­qu’il est mené deux sets à zéro, c’est juste­ment parce que le public s’est dit : ‘on va être derrière lui parce qu’il est en train de perdre’. Je pense qu’il a raison de dire : ‘ça suffit. Je suis le meilleur de tous les temps, je dois avoir du respect et on doit me soutenir, qu’on m’aime ou pas.’ Je pense que ça l’at­teint beau­coup plus qu’a­vant parce qu’à son âge, il voudrait passer au niveau au‐dessus. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.