Benoît Maylin sur Alexander Zverev : « Ça fait plus de dix ans qu’il attend que Federer, Nadal et Djokovic dépose les armes. Et voilà qu’à 27 ans, au firma­ment de son poten­tiel physique, on lui met Sinner et Alcaraz dans les pattes »

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Dans une nouvelle chro­nique réalisée pour le compte de l’émis­sion « Sans Filet » de Winamax, le jour­na­liste Benoît Maylin s’est exprimé sur le « cauchemar » d’Alexander Zverev, battu lors de ses trois finales de Grand Chelem dont la dernière en date contre Jannik Sinner à l’Open d’Australie dimanche dernier.

« Je ne voudrais pas être dans la peau de Zverev. Ça doit être Hiroshima dans sa tête. Parce que Sascha n’est plus ce joueur qui a perdu ses onze premiers duels contre des top 10 dans des tour­nois du Grand Chelem. Il n’est plus non plus celui qui a perdu ses deux premières finales de Grand Chelem alors qu’il menait au score. Son tennis est plus solide et surtout il est plus costaud dans sa tête. Il croit en lui… Mais il a tenu une demi‐heure avant de se faire écar­teler. Le cauchemar ! Mettez‐vous à sa place : ça fait plus de dix ans qu’il attend que Federer, Nadal et Djokovic dépose les armes. Et voilà qu’à 27 ans, au firma­ment de son poten­tiel physique, on lui met deux autres voraces dans les pattes : Sinner et Alcaraz, qui ont goulu­ment raflé les cinq derniers Grands Chelems. Ça a de quoi te déprimer, t’anéantir. Tu es maudit, tu n’y arri­veras jamais ! Alors on lui dira que d’autres avant lui ont réussi à gagner un tournoi du Grand Chelem après avoir perdu leurs trois premières finales. Des Lendl, des Murray, des Agassi, alors pour­quoi pas lui ? »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.