Simone Vagnozzi, coach de Sinner, sans pitié avec Rune : « Quand j’ai commencé à travailler avec Jannik, beau­coup de gens disaient qu’Holger était bien plus avancé »

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D’abord annoncé comme un futur multiple vain­queur de Grand Chelem, puis comme le prin­cipal concur­rence de Carlos Alcaraz et enfin comme le troi­sième membre du nouveau Big 3 derrière l’Espagnol et Jannik Sinner, Holger Rune n’a pour l’ins­tant rempli aucune de ces cases. 

Un constat sans appel pour le Danois qui peine à confirmer les nombreux espoirs placés en lui et son très grand potentiel. 

Simone Vagnozzi, co‐entraîneur de Sinner aux côtés de Darren Cahill, n’a d’ailleurs pas hésité à remuer le couteau dans la plaie lors d’une inter­view accordée au Corriere dello Sport. Extraits.

Y a‑t‐il un joueur qui vous fait penser aujourd’hui : « Il va vrai­ment nous donner du fil à retordre » ?
« Beaucoup ont le poten­tiel. il y a Tien. Il y a bien sûr Fonseca, même si j’aime beau­coup Mensik. S’il n’a pas de problèmes physiques, c’est quel­qu’un qui peut beau­coup progresser. Ensuite, il y a des facteurs intan­gibles. Prenons l’exemple de Jannik : aujourd’hui, tout le monde consi­dère ses victoires comme normales. Quand j’ai commencé à travailler avec lui, beau­coup de gens dans le monde du tennis disaient que Rune était bien plus avancé. On ne sait jamais jusqu’où on peut s’amé­liorer. Les garçons sont là, mais ils doivent encore faire des progrès impor­tants pour atteindre le niveau de Jannik et Carlos. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.