AccueilATPMoutet, sur la génération Tsonga, Monfils, Gasquet, Simon : "Quand je prends...

Moutet, sur la géné­ra­tion Tsonga, Monfils, Gasquet, Simon : « Quand je prends le taxi ou que je parle avec des gens, ils me disent, ‘mais comment ça se fait que les Français ne gagnent pas ?’. Je leur dis, ‘c’est parce que vous ne regardez pas. Ils gagnent. Tsonga a fait finale à l’Open d’Australie, même Arnaud Clément’ »

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Corentin Moutet n’a pas sa langue dans sa poche et c’est aussi la raison pour laquelle il divise, outre son compor­te­ment parfois compliqué sur le court.

Qualifié pour le troi­sième tour de l’Open d’Australie où il sera opposé à Carlos Alcaraz, l’ac­tuel 37 joueur mondial était l’in­vité du podcast, The Elevate House, avant le début du tournoi. 

Et après avoir révélé qu’une saison de tennis lui coûtait entre 400 000 et 500 000 euros, le Parisien a évoqué l’im­pact trop souvent négatif des médias vis‐à‐vis des joueurs fran­çais en prenant l’exemple de la géné­ra­tion précé­dente incarnée par Jo‐Wilfried Tsonga, Gaël Monfils, Richard Gasquet et Gilles Simon.

« Les médias sont durs avec le tennis fran­çais, et je ne parle pas que de moi, ils sont très critiques. On est encensé quand on joue bien et l’in­verse quand on joue mal. Il y a une culture de l’ins­tant assez présente. Je le ressens vache­ment sur la géné­ra­tion d’avant, Gasquet, Tsonga, Simon, Monfils, qui ont fait des carrières excep­tion­nelles comme beau­coup en rêve­raient. Et en fait les médias n’ont pas cessé de dire qu’ils n’ont pas gagné de Grand Chelem et que du coup, ils n’ont pas une belle carrière. Mais les gens ils y croient après. Quand je prends le taxi ou que je parle avec des gens dans des repas, ils me disent, ‘mais comment ça se fait que les Français ne gagnent pas ?’. Je dis, ‘c’est parce que vous ne regardez pas. Ils gagnent. Tsonga a fait finale à l’Open d’Australie, même Arnaud Clément. Ils ont tous fait demi‐finale en Grand Chelem, ils ont joué le Masters, ils ont été dans les 10 meilleurs du monde, dans leur sport. Évidemment qu’il auraient pu faire mieux et même eux, après leur carrière, se disent, ‘j’au­rais bien aimé avoir un Grand Chelem’. Mais ce n’est pas donné à tout le monde. Et je pense que ce sont les médias qui créent ce truc‐là parce que ce n’est pas réel. Moi je n’ai aucun intérêt à dire que c’était une super géné­ra­tion, je ne suis pas un média, je n’ai rien à gagner. Mais c’est une réalité, c’étaient des spor­tifs excep­tion­nels et je trouve que les médias ne supportent pas assez leurs sportifs. »