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« Est‐ce que Bublik peut nous faire une Wawrinka, une Cilic ou une Del Potro ? Est‐ce qu’il peut gagner un Grand Chelem alors qu’on ne parle que de Sinner et Alcaraz ?, s’in­ter­roge Benoît Maylin

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Auteur d’une deuxième partie de saison 2025 impres­sion­nante avec trois titres (dont deux sur terre battue, la surface qu’il préfère le moins) un quart de finale à Roland‐Garros et une demi‐finale sur le Masters 1000 de Paris, Alexander Bublik a décidé de conti­nuer sur la même voie en 2026.

Lauréat de l’ATP 250 de Hong‐Kong, après avoir surclassé Musetti en finale et qualifié pour le troi­sième tour de l’Open d’Australie, le nouveau 10e joueur mondial, qui a reconnu avoir arrêté la malbouffe, pour­rait bien être le premier outsider du tournoi derrière les intou­chables Carlos Alcaraz et Jannik Sinner.

C’est en tout cas l’avis de notre confrère, Benoît Maylin, qui se demande même si le Kazakhstanais ne peut pas aller encore plus loin. 

« La ques­tion que je me pose c’est : Est‐ce que Bublik peut nous faire une carrière à la Wawrinka, en débou­lant de je ne sais où avec un fond de tennis extra­or­di­naire ? Et on sait que Bublik a un fond de tennis extra­or­di­naire. Est‐ce qu’il peut nous faire une Marin Cilic, une Del Potro ? Est‐ce que c’est un gars qui peut gagner un Grand Chelem alors qu’on ne parle que de Sinner et d’Alcaraz ? Et vu l’im­pli­ca­tion qu’il met depuis pas mal de temps main­te­nant. J’ai presque envie de dire depuis le Challenger de Turin, sur terre battue, qu’il va gagner en battant notam­ment Etcheverry sur son parcours, qu’il va retrouver au troi­sième tour. Est‐ce que ce n’est pas là qu’il a pris conscience de ses possi­bi­lités en étant sérieux dans son travail, parce que tout s’ouvre avec son quart de finale à Roland‐Garros, son premier quart en Grand Chelem. Mais quand on est Bublik, on ne peut pas se contenter qu’un quart en Grand Chelem. Ce gars‐là a tout ce qu’il faut pour nous faire au moins des demi‐finales. J’avoue que son début de saison m’im­pres­sionne, il a gagné le tournoi d’Hong‐Kong, il n’a pas perdu un match, il n’a pas perdu un set depuis le début de l’Open d’Australie alors qu’il est mené 5–2 dans le troi­sième par Fucsovics. Il est en perma­nence concentré sur son jeu et son tennis, et c’est cela qui fait la différence. »