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« Novak Djokovic est passé à 10 cm de la disqua­li­fi­ca­tion. Mais je comprends sa nervo­sité. Il veut rejouer contre Sinner et Alcaraz sur son court et rien d’autre ne l’in­té­resse », affirme Benoît Maylin

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Australian Open - Melbourne - 20�12025

Alors qu’il a très vite pris l’avan­tage dans la partie et qu’il s’est imposé en trois sets face à Botic Van de Zandschulp au troi­sième tour de l’Open d’Australie, Novak Djokovic est apparu parti­cu­liè­re­ment nerveux sur la Rod Laver Arena ce samedi. 

Il a même failli vivre le même épisode qu’à l’US Open en 2020, lors­qu’il avait été disqua­lifié pour avoir envoyé invo­lon­tai­re­ment une balle dans la gorge d’une juge de ligne. 

Il menait d’un set et d’un break dans la deuxième manche, face à un adver­saire certes diminué mais toujours accro­cheur, lors­qu’il a perdu son sang‐froid. Sur une balle trop longue de Botic Van de Zandschulp, Djokovic a lâché un coup de raquette rageur dans la balle, manquant de peu de toucher une ramas­seuse de balles.

En fin de match l’homme aux 24 titres du Grand Chelem a aussi chambré le public en mettant le doigt sur sa bouche ou sur son oreille. 

Le jour­na­liste Benoît Maylin a tenté d’ex­pli­quer la nervo­sité de Djokovic, qui n’a pour­tant plus rien à prouver à 38 ans. 

« Il est passé à 10 cm de la disqua­li­fi­ca­tion, il s’est tordu la cheville, il s’est pris le chou avec le public, et pour­tant il est en huitièmes de finale sans perdre un set en trois tours. Mais je comprends sa nervo­sité. Il veut rejouer Sinner et/ou Alcaraz sur SON court. Rien d’autre ne l’intéresse », a écrit le jour­na­liste sur le réseau social X. 

Qualifié en deuxième semaine et toujours en quête d’un 25e titre majeur, Djokovic affron­tera Jakub Mensik lundi en huitièmes de finale. Il s’était incliné face au jeune tchèque (17e mondial) en finale du Masters 1000 de Miami en avril dernier. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.