Accueil Open d'Australie

Djokovic règle ses comptes après sa victoire contre Sinner : « Beaucoup d’ex­perts voulaient me faire prendre ma retraite. Je tiens à les remer­cier tous, car ils m’ont donné la force et la moti­va­tion néces­saire pour leur prouver qu’ils avaient tort »

5389

Particulièrement fier de sa quali­fi­ca­tion en finale de l’Open d’Australie après une victoire en cinq sets d’un très haut niveau face au double tenant du titre, Jannik Sinner, Novak Djokovic a réglé quelques comptes lors de son passage en confé­rence de presse d’après match.

Interrogé sur le contraste entre sa piètre pres­ta­tion face à Lorenzo Musetti en quarts de finale et celle réalisée aujourd’hui face à un joueur qu’il n’avait plus battu depuis plus de deux ans, l’homme aux 24 tour­nois du Grand Chelem a insisté sur le fait de toujours croire en soi avant de lancer quelques piques. 

« Eh bien, je n’ai jamais cessé de douter. Je n’ai jamais cessé de croire en moi, vous savez. Beaucoup de gens doutent de moi. Je vois qu’il y a soudai­ne­ment beau­coup d’ex­perts qui voulaient me faire prendre ma retraite ou m’ont fait prendre ma retraite à plusieurs reprises ces dernières années. Vous savez, je tiens à les remer­cier tous, car ils m’ont donné de la force. Ils m’ont donné la moti­va­tion néces­saire pour leur prouver qu’ils avaient tort, ce que j’ai fait ce soir. Pour moi, ce n’est pas une surprise, pour être honnête. Je sais de quoi je suis capable. J’ai donc eu de nombreuses occa­sions dans ma carrière, lors de matchs du Grand Chelem, où je n’étais tout simple­ment pas au mieux de ma forme. Vous essayez de trouver un moyen de gagner avec tout ce que vous avez, même si la qualité de votre tennis est loin d’être celle que vous souhaitez. C’était le cas, vous voyez ? Encore une fois, j’ai eu de la chance que Lorenzo se blesse et aban­donne le match. Deux jours plus tard, j’avais évidem­ment un adver­saire diffé­rent. Je savais exac­te­ment ce qui m’at­ten­dait sur le court, et je suis arrivé avec une grande clarté d’es­prit, une bonne stra­tégie, un plan de jeu et ce qu’il fallait faire. Évidemment, c’est plus facile à dire qu’à faire. Vous savez, une chose est d’ima­giner comment vous voulez jouer, et une autre est de le faire et de l’exé­cuter sur le court contre Sinner, qui, nous le savons tous, joue à un niveau extrê­me­ment élevé. Oui, je veux dire, je suis juste ravi de pouvoir vivre une expé­rience comme celle‐ci ce soir. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.