Accueil ATP ATP - Indian Wells

« Pendant très long­temps, Djokovic c’était le gars que beau­coup n’ai­maient pas à cause de Federer et Nadal. Il n’était quasi­ment jamais soutenu. Maintenant, il a acquis le statut de « légende vivante ». Il a mis tout le monde d’ac­cord. C’est fort », explique Frédéric Verdier

929

Bien que battu par Jack Draper après un nouveau match de très haut niveau en huitièmes de finale du Masters 1000 d’Indian Wells, Novak Djokovic a encore impres­sionné les fans et les observateurs. 

Alors qu’il aura 39 ans en mai prochain, le Serbe ne cesse de repousser ses limites, plus le grand bonheur des passionnés, dont fait partie notre confrère, Frédéric Verdier, qui s’est exprimé dans l’émis­sion « Sans Filet », sur Winamax TV. 

« Quand même, quel bonhomme ! Djokovic a telle­ment bien fait de prolonger le plaisir, le notre, le sien… C’est inté­res­sant quand même. Il joue L’acier encore, le mec bat Sinner en Australie en 5 sets à 38 balais. Ça y est, il a déjà battu Sinner donc son année commence d’une manière incroyable. Et là, encore aujourd’hui… Moi ça m’amuse parce que pendant très long­temps Djoko c’était le gars que beau­coup n’ai­maient pas notam­ment parce qu’il y avait plein de fans de Federer et c’était l’empêcheur on aimait bien détester Djoko. Il n’était quasi­ment jamais soutenu sur toutes les enceintes du monde. Il y avait parfois des pros‐Nadal, des pro‐Federer mais des pros‐Djoko, pas beau­coup. Et au fil des années, il est aussi très sincère ou quand ils s’énervent ça passe mieux. On sait que ce sont ses derniers feux etc… Donc il a acquis le statut « légende vivante ». C’est rare ! Le mec main­te­nant plaqué or il est sur son socle comme ça mais il est vivant. Il est toujours vivant le mec, il gagne des matchs et fait plaisir aux gens. Et bon alors… Il a cette fatigue, il a cet âge qu’on ne peut pas lui enlever. Encore une fois, je ne suis pas convaincu que, en face de Draper hier, c’est un autre mec, comme Norrie ou Hijikata… Ça fait un match sympa­thique mais on parle deux secondes. Là, parce que c’est Djoko, il y a une espèce de souffle épique. Donc il n’y a que lui. Je trouve qu’il fait encore bien énorme au tennis alors qu’on a deux masto­dontes qui sont en train de confirmer large­ment, c’est Alcaraz et Sinner. Mais Djoko est une espèce de statut du comman­deur comme ça qui surplombe. Et qui distribue les bons points. C’est vrai­ment une espèce de légende vivante du tennis. Qui a mis tout le monde d’ac­cord fina­le­ment. Ça, c’est fort. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.