Dinara Safina sans pitié avec Mirra Andreeva : « Elle ne supporte pas la pression »

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Ex‐numéro 1 mondiale, triple fina­liste en Grand Chelem et médaillé d’argent en simple aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008, Dinara Safina en connaît un rayon sur la pres­sion liée aux résultats.

Invitée à donner son avis sur sa jeune compa­triote, Mirra Andreeva, qui traverse actuel­le­ment une période compli­quée, le petite soeur de Marat Safin a livré un constat assez impla­cable sur la situa­tion de l’ac­tuelle 10e joueuse mondiale. 

« Je ne sais pas ce que vit Mirra en ce moment, bien sûr. Je ne peux que supposer : elle ne supporte pas la pres­sion. Quand Anna [Chakvetadze] et moi enre­gis­trons le podcast, nous parlons beau­coup de la façon dont le désir des joueuses d’atteindre rapi­de­ment la première, la deuxième ou la troi­sième place mondiale, de remporter un Grand Chelem, repré­sente un fardeau colossal. Elles ne sont peut‐être pas capables de le supporter. Il faut être prêt à tout, et quand ce poids de la respon­sa­bi­lité les écrase, quand on commence à exiger des victoires et à leur imposer des attentes, elles se demandent : « Qu’est-ce que vous nous demandez ? Qu’attendez-vous de nous ?’. Mais cela fait partie de votre travail, de votre métier. C’est normal d’avoir un certain clas­se­ment, et que les annon­ceurs, les entraî­neurs, les gens, vos fans exigent ou attendent des résul­tats de votre part. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.