« Ce n’est pas qu’on n’aime pas Alcaraz et Sinner, mais pour le bien du circuit et de l’in­térêt général du tennis, ce serait bien qu’ils fassent une pause »

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Si ce n’est pas Alcaraz qui s’impose, c’est Sinner. Et inversement.

Après un début de saison parfait, marqué par des titres à l’Open d’Australie et à Doha, Alcaraz a vu Sinner lui répondre de la plus belle des manières en réali­sant le « Sunshine Double », ce doublé Indian Wells–Miami que l’Espagnol n’a encore jamais réussi.

Dans une chro­nique pour l’émis­sion « Sans Filet » de Winamax, le jour­na­liste Benoît Maylin a plai­santé sur la domi­na­tion des deux monstres, résumée en une statis­tique terrible pour la concurrence. 

« Il faut trouver une solu­tion au problème Alcaraz‐Sinner. Ce n’est pas qu’on les aime pas, mais pour le bien du circuit et de l’in­térêt général du tennis, ce serait bien qu’ils fassent une pause. Pas long­temps, 2–3 semaines, histoire qu’on voit des nouveaux vain­queurs. Le souci, c’est qu’ils vont jouer tous les tour­nois sur terre battue. Sauf Madrid, où Sinner, genti­ment, s’est pas inscrit. Autant vous dire que ça déprime sec dans le Top 100. Ah bah faut les comprendre ! Depuis 2024, Alcaraz et Sinner ont parti­cipé à 23 tour­nois en commun. Résultat ? 22 titres. Un seul leur a échappé, le tournoi de Madrid en 2024. Et encore, Sinner avait déclaré forfait en quarts de finale. Autre souci pour les autres, c’est qu’on arrive sur terre battue. Et depuis ce fameux tournoi de Madrid il y a deux ans, Sinner n’a été battu sur terre que par Alcaraz, qui lui, l’an dernier, a remporté 22 matchs sur 23 sur cette surface. Seulement battu par Rune, qui est hors circuit depuis 6 mois. Vous voyez l’am­biance ? Je ne vois pas qui va les calmer. Après, s’ils nous offrent le même chef‐d’oeuvre à Roland‐Garros que l’an dernier, il n’y a plus qu’à s’incliner. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.