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Gaël Monfils, qui s’est entraîné pour la première fois avec Moïse Kouamé : « Il a un poten­tiel de malade et il est quand même beau­coup plus malin que je ne l’étais à cet âge‐là »

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Cela doit quand même faire bizarre à Gaël Monfils de côtoyer un joueur plus jeune de 22 ans que lui. 

Alors qu’il prendra sa retraite en fin de saison et qu’il aura 40 ans septembre prochain, « La Monf » a décou­vert le phéno­mène, Moïse Kouame, seule­ment 17 ans, vain­queur de son premier match ATP à Miami et invité par les orga­ni­sa­teurs du Masters 1000 de Monte‐Carlo.

Après s’être entraîné pour la toute première fois avec lui, Gaël a livré ses impres­sions chez nos confrères de L’Équipe. Et elles sont plutôt bonnes. 

« Moïse, il joue extrê­me­ment bien, c’est un talent incroyable. C’est la première fois que je tapais avec lui à l’en­traî­ne­ment, donc pour moi, c’est un privi­lège de me dire que je joue avec lui, et il a un poten­tiel de malade. Pour moi, c’est parti­cu­lier parce qu’il attaque une aven­ture que je suis, avec mon frère (Daryl, agent de Kouame) qui l’aide, je vois les efforts qu’il fait, et de le voir si vite là où il est, pour moi c’est que du bonheur. Moïse, il a un futur excep­tionnel devant lui. À 17 ans, il joue déjà un style de jeu beau­coup plus franc, il est déjà ultra‐physique pour son âge. Et je pense qu’on n’a pas le même style de jeu, il y va, il a un bien meilleur revers que j’ai, j’au­rais aimé avoir son revers. Il a un très bon coup droit, il a quand même un bon  »canon » au service aussi, et la seule simi­li­tude, c’est que je me dépla­çais bien aussi. Mais au niveau du jeu, il est quand même beau­coup plus malin que je ne l’étais à cet âge‐là. Il a une matu­rité déjà assez impres­sion­nante ! », a déclaré Monfils avant son entrée en lice face à Tallon Griekspoor, ce dimanche, sur le Rocher.

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.