Alors qu’il est assez légitime de se plaindre du côté presque lassant de la domination outrageuse de Sinner et Alcaraz sur le circuit, voilà que Valentin Vacherot sur ses terres nous offre un spectacle héroïque et d’une simplicité déconcertante.
Batailleur, gueulard sur le court, précis et physique, il nous rappelle que le tennis est surtout une histoire de coeur. Hier, face à de Minaur, comme d’ailleurs lors de toutes ses sorties sur le central de Monte‐Carlo, il est arrivé motivé, la casquette bien fixée sur un crâne qui ne gonfle jamais. Valentin, c’est le champion moderne, dans son temps, qui ne se prend pas pour une star alors même qu’il est entrain d’en devenir une.
C’est l’amour du jeu, du combat, c’est David contre Goliath, c’est Monaco contre le reste du monde, le syndrome du petit poucet, ce que vous voulez au final.
Vacherot, c’est le tennis du dimanche, la joie de vivre, l’idée de transpirer, de pousser l’autre jusqu’à la rupture, c’est un poème, celui d’un duel frénétique, d’un trio inséparable avec un public en transe.
Certains nous expliquent que le tennis a vieilli, qu’il faut changer les formats, que ce sport n’existe plus.
Espérons qu’ils auront eu le temps une seule fois de regarder ce héros chevaleresque qui d’un geste de la main peut enflammer un central en fusion…
Publié le samedi 11 avril 2026 à 11:14



