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Nicolas Escudé au sujet de Loïs Boisson : « Bien sûr que c’est inquiétant »

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Absente des courts depuis le 29 septembre 2025 à cause de deux longues bles­sures, l’une à la cuisse, l’autre à l’avant‐bras, Loïs Boisson, qui devrait être de retour la semaine prochaine à l’oc­ca­sion du WTA 1000 de Madrid (du 21 avril au 3 mai), inquiète à seule­ment cinq semaines de Roland‐Garros. 

Invité à se prononcer sur le cas de la numéro une fran­çaise, 44e au clas­se­ment mondial, l’an­cien joueur fran­çais, Nicolas Escudé a fait part de son inquié­tude à propos de la demi‐finaliste en titre Porte d’Auteuil, qui jouera gros en termes de clas­se­ment du 24 mai au 6 juin. 

« Oui, c’est inquié­tant. Bien sûr que c’est inquié­tant. On a décou­vert Loïs l’an dernier à Roland en fanfare avec le parcours qui était le sien et qui, quelque part, a un peu sauvé le tennis fran­çais par les résul­tats de la quin­zaine l’année dernière, surtout du côté féminin où on peut être en grande diffi­culté aujourd’hui en France à ce niveau‐là. Mais oui, c’est inquié­tant ! C’est forcé­ment inquié­tant de voir Loïs qui revient par petits morceaux sur certains tour­nois en 2025, et puis plus rien depuis 2026 avec une demi‐finale à Roland‐Garros, en ayant à défendre un clas­se­ment qui petit à petit dégrin­gole. Et surtout le fait de ne pas se retrouver à jouer. C’est bien de s’entraîner, mais avoir croisé le fer en compé­ti­tion, avoir joué des matchs contre des adver­saires de ce niveau‐là, c’est autre chose. Surtout avant un grand tournoi à la maison où elle va avoir une immense pres­sion. L’an dernier elle l’avait magni­fi­que­ment gérée, mais je pense qu’il y avait une spirale un peu folle. Et là, même confi­gu­ra­tion : elle revient après une bles­sure, sans rythme, sans matchs. Elle n’a pas mesuré non plus un petit peu ce qui pouvait lui arriver… ça m’inquiète, bien sûr. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.