Journaliste et romancière à succès en Argentine, Mariana Enriquez a été interviewée par nos confrères de Clay en marge de le dernière édition de Open d’Australie, en janvier dernier.
Et après avoir fait part de son manque d’enthousiasme pour Roger Federer en déclarant qu’il était « tellement correct, tellement studieux, tellement prévisible », la femme de 52 ans a expliqué tout le bien qu’elle pensait de Novak Djokovic, personnage beaucoup moins lisse que le Suisse. Extraits.
– Djokovic incarne‐t‐il cette expérience quasi religieuse ?
C’est un peu comme un amour difficile. Tout le monde aimerait qu’il soit moins exaspérant, plus européen, qu’il dise moins ce qu’il pense. Je pense que cela fait partie du fait d’être le numéro trois (derrière Federer et Nadal) et le meilleur. Il a le sentiment de ne jamais être pleinement reconnu, et je pense qu’il a raison.
– Ce récit changera‐t‐il un jour ?
C’est possible, car une fois qu’il aura arrêté de jouer, cela deviendra un récit fascinant, tout comme celui de Rafael Nadal. Au final, le récit de Federer est celui d’un mannequin, d’un homme très élégant. C’est un joueur extraordinaire, mais d’un point de vue narratif, Federer est davantage un ambassadeur, et Nole veut être Napoléon, pas l’ambassadeur.
Publié le lundi 20 avril 2026 à 15:13



