« Le clan Alcaraz sait très bien que jouer Roland‐Garros pour ne pas le gagner, ça ne sert à rien, donc le forfait est tout à fait envi­sa­geable », souligne Frédéric Verdier

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« Forcer pour Roland‐Garros pour­rait me péna­liser énor­mé­ment à l’avenir »a glissé Carlos Alcaraz lors de la céré­monie des Laureus World Sports Awards, où il a été élu sportif de l’année 2025.

Dans « L’Equipe du soir », le jour­na­liste Frédéric Verdier s’est exprimé sur un poten­tiel forfait de l’Espagnol, blessé au poignet droit. 

« Ils sont en train de préparer le terrain, si j’ose dire. Et ce n’est pas que de la terre battue, c’est le terrain vrai­ment média­tique, parce que, clai­re­ment, il y a vrai­ment un problème. Il y a un truc qui sent très mauvais. Il ne va pas jouer Madrid, c’est certain. Il ne jouera pas Rome non plus, c’est certain. Et le clan Alcaraz sait très bien que jouer Roland‐Garros pour ne pas le gagner, c’est‐à‐dire ne pas être capable de faire sept matchs en cinq sets, si néces­saire, ça ne sert à rien. Il ne va rien gagner à faire un quart de finale, et puis, derrière, à être complè­te­ment diminué. Donc, le forfait pour Roland est tout à fait envi­sa­geable. C’est vrai­ment une pierre dans le jardin de la prépa­ra­tion physique, parce que cette bles­sure au poignet, elle ne s’est pas faite comme ça par un coup de malchance. C’est un truc qui aurait pu s’an­ti­ciper un tout petit peu plus. Les risques auraient pu être limités, puisque c’est en match qu’il a commencé à sentir des douleurs, et il a été au bout de ce match. Il aurait pu s’ar­rêter pendant le match, il a été au bout du match. Et c’est évident si vous n’avez que Sinner en favori unique, ça donne pas mal d’am­bi­tion à beau­coup d’autres. Djokovic, bien sûr, mais pour­quoi pas Arthur Fils. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.