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Le constat sans appel de Marion Bartoli sur la défaite d’Arthur Fils contre Jannik Sinner : « On sent qu’il n’est pas habitué à cela »

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Un peu plus de deux mois après une défaite expé­di­tive en finale du tournoi de Doha contre Carlos Alcaraz (6−2, 6–1, en 50 minutes jeu), Arthur Fils s’est de nouveau pris un mur, cette fois face à Jannik Sinner, en demi‐finales du Masters 1000 de Madrid (6−2, 6–4, en 1h25). 

Consultante pour Sky Sports et invitée à livrer son analyse, Marion Bartoli a expliqué que la marche était tout simple­ment encore trop haute pour le Français. 

« C’était un peu la même chose qu’en finale à Doha contre Carlos Alcaraz, où il va trop vite, trop tôt. On sent qu’il n’est pas habitué à ce rythme, à cette préci­pi­ta­tion. On a l’impression qu’il était presque constam­ment sur la défen­sive pendant les 25 premières minutes. Et sur cette surface et ce court, la balle part dans tous les sens, et en plus de ça, on ressent la pres­sion de l’adversaire, qui, fran­che­ment, ne vous laisse aucune marge de manœuvre. C’est diffi­cile. Il s’est remis de cette défaite en finale à Doha. Je suis convaincue qu’il s’en servira pour mieux jouer à Roland‐Garros. C’est comme ça qu’on progresse. Je me souviens d’avoir affronté Serena [Williams] : on se fait litté­ra­le­ment écraser sur le court, mais on repart de zéro et on décide qu’il faut s’améliorer sur tel ou tel point, et la fois suivante, on essaie de se rappro­cher un peu plus. C’est ainsi qu’au bout de deux ou trois ans, on finit par se rappro­cher un peu plus. Mais pour l’instant, l’écart entre Sinner et Alcaraz et le reste du peloton est énorme. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.