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Le coup de gueule d’Elina Svitolina‐Monfils : « C’est juste triste. Je trouve ça irrespectueux »

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En confé­rence de presse après sa victoire contre Hailey Baptiste (25e mondiale) au troi­sième tour du WTA 1000 de Rome (6−1, 6–2), Elina Svitolina a d’abord critiqué les récentes sugges­tions du CIO, qui incite à lever les « sanc­tions » contre la Biélorussie, avant de s’ex­primer sur un tout autre sujet : l’im­pact négatif des paris sportifs. 

Q. On observe une tendance à l’aug­men­ta­tion des parieurs lors des matchs de tennis. Avez‐vous remarqué cela ?
ELINA SVITOLINA : Ce n’est pas nouveau. Je pense que c’est quelque chose de normal dans le tennis. Nous savons tous que les paris occupent une place impor­tante dans le tennis. Beaucoup de fans regardent les matchs parce qu’ils ont misé de l’argent. Mais oui, j’aimerais que ça ne dépende pas de ça. Ce n’est pas agréable de savoir que c’est possible. On pour­rait penser qu’il vaut mieux soutenir un joueur simple­ment parce qu’on aime son style de jeu, qu’on apprécie cette personne, ce joueur. C’est juste triste. Je n’aime pas ce sujet. Je n’aime pas que les gens puissent aussi venir soutenir d’autres joueurs simple­ment parce qu’ils ont misé de l’argent. Je pense que ce sera toujours contre le meilleur joueur, celui qui est mieux classé. Je ne trouve pas ça très juste. Parfois le public applaudit entre le premier et le deuxième service. À Stuttgart, ils criaient sur une balle de break en ma défa­veur : ‘C’est l’heure du break !’ Je trouve ça irres­pec­tueux d’une certaine manière. Je n’aime pas ça. J’aimerais que ça ne fasse jamais partie de ce sport.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.