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Andy Roddick met tout le monde d’ac­cord : « Novak Djokovic et Coco Gauff n’ont pas besoin de plus d’argent. Les gens doivent savoir ce qui se passe »

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Alors que l’idée d’un boycott est dans l’air du temps depuis que 19 des meilleurs joueurs du monde, tous circuits confondus (dont Sinner, Alcaraz, Zverev, Sabalenka et Gauff), ont fait part de leur désac­cord sur la répar­ti­tion des revenus des tour­nois du Grand Chelem, Andy Roddick a tenu à préciser quelques points lors du dernier épisode de son podcast.

L’ancien numéro 1 mondial a notam­ment tenu à clari­fier la posi­tion de ces joueurs stars, qui ne se battent pas forcé­ment pour leurs propres revenus mais bien pour ceux de tous les joueurs, et en parti­cu­lier les plus modestes. 

« Si les revenus des joueurs ne sont pas calculés propor­tion­nel­le­ment à la crois­sance de ce sport et comparés à ceux d’autres disci­plines, c’est tout simple­ment embar­ras­sant. Oui, les joueurs de haut niveau sont riches. Mais ce n’est pas le cas pour celui qui occupe la 90e place mondiale. Il faut voyager, payer ses propres frais, et on ne touche pas de salaire de sportif profes­sionnel. Pour être clair, les joueurs réclament une part de 22 % des recettes des tour­nois du Grand Chelem. La NBA a fait grève pour un partage 53–47. Au minimum, les prix doivent augmenter propor­tion­nel­le­ment à cette crois­sance : c’est vrai­ment le strict minimum. Quoi qu’il en soit, les meilleurs joueurs ne tirent pas l’essentiel de leurs revenus des prix des tour­nois. Ce sont les contrats publi­ci­taires qui font la diffé­rence. Tout se passe en dehors du court. Quand quelqu’un comme Novak Djokovic en parle, ce n’est pas parce qu’il a besoin de plus d’argent. Si Novak en parle, la presse en parle. Et la presse fait monter la pres­sion. Les gens doivent savoir ce qui se passe. Quand vous entendez Coco Gauff en parler, ce n’est pas parce qu’elle a besoin d’argent, ni même parce qu’elle est cupide. C’est la personne la plus mature que j’ai jamais vue à cet âge. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.