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Quand Mauresmo reca­drait sèche­ment un jour­na­liste sur le physique de Loïs Boisson : « Vous n’allez pas commencer à la faire chier parce qu’elle a des muscles. C’est une athlète, en fait. Il y a 20 ans, je me tapais la même chose »

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En tant que direc­trice de Roland‐Garros, Amélie Mauresmo hésite rare­ment à dire ce qu’elle pense, surtout quand il s’agit de protéger les joueurs et joueuses.

Alors que France Télévision vient de sortir un docu­men­taire en quatre parties sur les coulisses de l’édi­tion 2025 de Roland‐Garros, « Entre les lignes », dispo­nible en inté­gra­lité sur la plate­forme France TV, on peut y voir la patronne du Grand Chelem pari­sien reca­drer de manière assez sèche le jour­na­liste de RMC Sport, Éric Salliot, à propos d’une ques­tion sur le physique très muscu­leux de Loïs Boisson.

Éric Salliot : « Son physique. Faut dire qu’elle impose, elle a les muscles qui ressortent.
Amélie Mauresmo : En tout cas, elle a une couver­ture de terrain de dingue donc c’est vrai que pour produire ce type de jeu‐là, il faut vrai­ment être au point physiquement. »

Une réponse poli­ti­que­ment correcte face à la presse avant un reca­drage en règle plus tard, à l’écart.

« Je ne te féli­cite pas sur la ques­tion que tu m’a posée la dernière fois sur le physique de Loïs : ‘Elle est quand même très musclée, machin…’. Je ne te féli­cite pas sur ce genre de propos. Il y a 20, 25 ans, je me tapais la même chose. C’est avec ces questions‐là que tu veux déclen­cher des trucs. Ne me l’a fait pas à l’en­vers, Éric, je te le dis. La petite elle a 22 ans, vous n’allez pas commencer à la faire chier là‐dessus parce qu’elle a des muscles. C’est une athlète, en fait. »

Notre confrère est d’ailleurs un réci­di­viste puis­qu’il avait été sanc­tionné quelques mois plus tôt par son employeur à la suite de propos jugés miso­gynes à l’en­contre de Sara Errani lors du tournoi de double des Jeux olym­piques de Paris 2024. 

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.