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Medvedev, battu par Sinner : « On n’en parle abso­lu­ment pas dans les vestiaires, mais chaque fois que je joue contre Djokovic, c’est un peu la même chose »

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S’il fallait trouver un point faible à Jannik Sinner, ce serait peut‐être sa capa­cité à tenir physi­que­ment lors des longs combats, surtout lorsque la chaleur et l’humidité s’en mêlent.

Battu par le numéro 1 mondial en demi‐finales du Masters 1000 de Rome, Daniil Medvedev est revenu en confé­rence de presse sur les diffi­cultés physiques rencon­trées par l’Italien durant la rencontre. 

Q. Que pensez‐vous des problèmes physiques de Jannik ? Il en a de temps en temps. Il en a eu un contre vous à Wimbledon il y a quelques années. Est‐ce que vous en parlez dans les vestiaires avec les autres joueurs et vous vous demandez ce qui se passe quand Jannik ne se sent pas bien ?
DANIIL MEDVEDEV : Non, on n’en parle abso­lu­ment pas dans les vestiaires parce qu’on essaie de ne pas discuter de tennis. On ne regarde pas un match dans les vestiaires en poin­tant les faiblesses des autres joueurs. En tout cas, je n’en ai discuté avec personne. Mais c’est très diffi­cile de jouer contre lui. Donc, pour gagner un point, il faut frapper beau­coup de balles. Les points étaient physiques. C’était dur pour moi aussi. Il était en diffi­culté. Chaque fois que je joue contre Novak, c’est un peu la même chose. Novak a souvent eu du mal physi­que­ment contre moi. Et moi, je suppose que contre Rafa, j’ai eu du mal physi­que­ment. Chaque fois que quelqu’un sera assez bon pour jouer contre Jannik en fond de court, parce qu’il n’y a pas d’autre moyen de gagner, ce sera diffi­cile pour les deux. Le fait qu’il souffre ne l’empêche pas de gagner. La seule chance que vous ayez, c’est de jouer ces échanges de 30 coups et d’essayer de les remporter.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.