Schwartzman : « Si j’avais gagné mes matchs contre Djokovic et Nadal en deuxième semaine de Grand Chelem, j’au­rais près de deux millions de dollars de plus sur mon compte bancaire »

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Alors que plusieurs des meilleurs joueurs du circuit mettent actuel­le­ment la pres­sion sur Roland‐Garros pour réclamer une meilleure répar­ti­tion des revenus, Diego Schwartzman, retraité depuis février 2025, s’est confié sur la réalité finan­cière du tennis lors de l’émission Paren La Mano.

L’ancien numéro 8 mondial a notam­ment expliqué que les gains affi­chés sur le circuit étaient souvent trom­peurs, avant de regretter avec humour, mais aussi un brin d’amertume, d’avoir évolué à l’époque de monstres sacrés comme Novak Djokovic ou Rafael Nadal.

« Si tu as été parmi les 20 meilleurs une année, aujourd’hui, en chiffres, ça repré­sente 2 millions de dollars moins les dépenses. Mais ça dépend de la façon dont tu les dépenses… Ça te permet de faire des exhi­bi­tions et je ne sais quoi. Mais tout ça, tu dois commencer à payer des frais, des impôts, ici le taux est de 35 %. On parle du total sans rien déduire. Au tennis, ce qui compte, c’est pure­ment et simple­ment combien de temps tu tiens le coup. Le clas­se­ment n’a pas tant d’importance. Évidemment, si tu es dans le top 20 et que tu tiens dix ans, tu es million­naire. J’ai fait un calcul. J’ai perdu six fois lors de la deuxième semaine d’un Grand Chelem contre Djokovic ou Nadal. Si j’avais gagné tous ces matchs, j’aurais près de deux millions de dollars de plus sur mon compte bancaire. »

L’Argentin n’est sans doute pas le seul à le penser !

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.