Sabalenka sort du silence sur la guerre en Ukraine : « Un entraî­neur s’est emporté contre moi, disant que c’était moi qui lançais les bombes »

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Depuis que la guerre en Ukraine a éclaté en février 2022, le sujet est sensible sur le circuit entre les athlètes ukrai­niens d’un côté et les Russes et Biélorusses de l’autre. 

Accusée par certaines de ses collègues de soutenir le régime pro‐Poutine en place dans son pays, la numéro 1 mondiale a souvent préféré garder le silence. 

Elle a cepen­dant accepté d’évo­quer cette situa­tion tendue lors d’une récente inter­view accordée au maga­zine, Vogue.

« Ne pas serrer la main… Je respecte cette posi­tion. Je sais que ce n’est pas personnel. Elles envoient un message. Mais ça a été dur, toute cette haine que j’ai reçue de la part des gens sur le circuit. Un entraî­neur s’est emporté contre moi, en disant que c’était moi qui lançais les bombes. C’est évident que je veux la paix pour tout le monde. Je ne veux pas que cette guerre ait lieu. Ils devraient s’asseoir à la table des négo­cia­tions et régler leurs problèmes. Mais je pense aussi que le sport est une plate­forme et un lieu où on peut se rassem­bler, pas se battre les uns contre les autres comme si on menait notre propre guerre. Réunissons‐nous, restons ensemble, montrons la paix. Pendant si long­temps, les Ukrainiens et les Biélorusses étaient comme des frères et sœurs. Nous sommes pareils. Nous sommes tous étroi­te­ment liés. Et main­te­nant, il y a un immense mur entre nous, et je ne sais pas s’il dispa­raîtra un jour. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.