Alors que nos confrères de L’Équipe viennent de sortir un documentaire, « P*tain de tennis, ce sport qui rend fou », il est notamment question de Roger Federer, qui n’a pas toujours été ce joueur maître de ses émotions.
Son compatriote, Marc Rosset, évoque notamment la tragédie qui a fait basculer la carrière du « Maestro » dans une autre dimension.
« Il râlait, il a dû lui arriver de casser des raquettes, se souvient son compatriote Marc Rosset, qui fut son grand frère sur le circuit. Je me souviens qu’une fois à Bienne (Suisse), il s’était mal comporté et on lui avait fait nettoyer tous les terrains. Pour moi, le déclic pour Roger à ce niveau‐là, ce fut la mort (en 2002) de Peter Carter, son entraîneur de toujours. C’est là qu’il a beaucoup mûri, il s’est dit qu’il ne pouvait pas gâcher son talent. Si tu regardes les Grands Chelems qu’il gagnait, souvent, il se mettait à pleurer. C’est la preuve qu’il vivait des émotions monstres pendant les matches et que les nerfs lâchaient. Il n’était pas une espèce de machine de guerre téflonnée avec zéro émotion. »
Pour rappel, Peter Carter est décédé en août 2022 des suites d’un accident de voiture au cours d’un safari en Afrique du Sud.
Publié le mardi 19 mai 2026 à 14:57



