« Le manager de Sinner m’a dit : ‘je suis inquiet car je ne l’ai jamais vu comme ça. Il y a une tension énorme », révèle le vice‐président de la Fédération italienne de tennis

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Devenu à Rome le plus jeune joueur de l’his­toire à gagner tous les Masters 1000 (et le deuxième à le faire après Novak Djokovic), Jannik Sinner a égale­ment mis fin à une attente de près d’un demi‐siècle en succé­dant à Adriano Panatta, dernier Italien à remporter le tournoi en 1976. 

Autant dire que la pres­sion pesait lour­de­ment sur les épaules du numéro 1 mondial, comme l’a confié Gianni Milan, vice‐président de la Fédération italienne de tennis.

« Jannik consi­dé­rait ce tournoi prati­que­ment comme un Grand Chelem. C’était très impor­tant pour lui. J’ai discuté avec son manager et il m’a dit : ‘Gianni, je suis inquiet parce que je ne l’ai jamais vu comme ça. Même pas lors des Grands Chelems. Il y a une tension énorme, j’es­père qu’il arri­vera à s’en sortir’. »

Immense favori à Roland‐Garros, en l’absence de son grand rival et double tenant du titre, Jannik Sinner devra désor­mais assumer cette pres­sion à Paris, où il tentera de conquérir le seul tournoi du Grand Chelem qui manque encore à son palmarès.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.