L’aveu inquié­tant de Rafael Nadal sur sa carrière : « J’ai eu deux perfo­ra­tions intes­ti­nales à cause de la prise exces­sive d’anti-inflammatoires »

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Présent ce jeudi à Madrid pour l’avant première de sa série docu­men­taire, « Rafa », qui sortira le 29 mai prochain sur la plate­forme améri­caine, Netflix, Rafael Nadal a pris le temps de s’en­tre­tenir avec plusieurs médias, dont Marca.

Eu au cours de cette inter­view réalisée chez nos confrères espa­gnols, l’homme aux 14 Roland‐Garros a évoqué les nombreuses fois où il avait dû jouer sous anti‐inflammatoires au cours de sa carrière à cause de douleurs à répé­ti­tion, dont celle bien connue à son pied (syndrome de Mueller‐Weiss). 

Une prise exces­sive de médi­ca­ment loin d’être sans consé­quence, comme il l’a révélé. 

« Un jour, je me suis dit : « Bon, si tu prétends qu’il y a une limite entre ce qui est bien et ce qui ne l’est pas, c’est désor­mais moi qui décide quand prendre des anti‐inflammatoires, quand ne pas en prendre, combien j’en prends ou combien je n’en prends pas. » Et ils (les membres de son équipe, ndlr) ne s’en rendaient prati­que­ment pas compte. Tout simple­ment parce que, bien sûr, ça me mettait mal à l’aise de devoir demander tout le temps leur avis alors qu’ils n’étaient pas d’accord avec ça. Mais de mon point de vue, c’était ça ou je ne jouais plus au tennis. Donc quand je dis qu’il y a une limite entre ce qui est bien et ce qui ne l’est pas, c’est parce qu’au final, je sais que c’est nocif pour mon corps. D’ailleurs, comme je l’ai dit, j’ai eu deux perfo­ra­tions intes­ti­nales à cause de la prise exces­sive d’anti‐inflammatoires. Mais si ça n’avait pas été le cas, ma carrière aurait été complè­te­ment différente. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.