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Moutet sur la bles­sure d’Alcaraz : « Je ne peux pas donner mon avis sur lui mais moi, j’ai mis un an et demi à refaire des revers comme avant »

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En confé­rence de presse à Roland‐Garros, où il affron­tera le Tchèque Vit Kopriva (63e mondial) au premier tour, Corentin Moutet a été inter­rogé sur le forfait de Carlos Alcaraz et les diffi­cultés liées à un retour après une bles­sure au poignet. 

Le Français sait de quoi il parle. En 2023, lui aussi avait été confronté à une bles­sure au poignet, au point d’adapter tota­le­ment son jeu pendant plusieurs mois, notam­ment en utili­sant un revers à une main le temps de sa guérison.

Corentin Moutet : « C’est diffi­cile de revenir de n’im­porte quelle bles­sure, ce n’est jamais souhai­table pour un joueur. Après, pour chaque bles­sure, même si c’est la même, cela peut être la même patho­logie, chacun récu­père de manière diffé­rente, chacun s’in­vestit aussi de manière diffé­rente dans la réath­lé­ti­sa­tion. C’est dur. Après, c’est dur de savoir exac­te­ment quel joueur a quelle bles­sure, parce qu’on n’est jamais dans l’in­ti­mité, on n’est jamais dans leur équipe, on ne connaît jamais les vraies raisons. Après, ce n’est pas mon rôle de parler des autres joueurs. Je pense qu’il y a assez…« 
Q. « C’est juste pour la bles­sure…« 
Corentin Moutet : « C’est pour cela que je dis ça dans le sens où je ne peux pas donner mon avis sur lui. Je pense qu’il est assez bien entouré, assez profes­sionnel pour gérer au mieux ses diffi­cultés. Moi, cela a mis du temps, cela a mis un an et demi à refaire des revers comme avant. Voilà. Après, j’ai réussi à jouer pendant ce temps. Comme je disais, on essaie tous, à notre manière, de trouver la meilleure solu­tion pour sortir le plus de positif d’une situa­tion pas favo­rable, et c’est ce que j’ai essayé de faire. Après, je lui souhaite en tout cas le meilleur, évidemment. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.