Accueil Roland Garros

« C’était une journée sans âme sur le Chatrier. Mannarino qui a droit au Central, ce n’est pas normal. Pendant ce temps‐là, Wawrinka se retrou­vait à dire adieu sur le Simonne‐Mathieu », lâche Bertrand Milliard

885

La program­ma­tion, notam­ment d’un court central, est un art que peu savent maîtriser. 

Si Amélie Mauresmo a souvent été inspirée depuis le début de son mandat en tant que direc­trice du tournoi, on ne peut pas vrai­ment dire que cela a été le cas ce lundi. 

Comme le dit juste­ment notre confrère d’Eurosport, Bertrand Milliard, le match 100% fran­çais entre Ugo Humbert et Adriano Mannarino n’avait certai­ne­ment rien à faire sur le Philippe Chatrier alors que Stan Wawrinka dispu­tait le dernier match de sa carrière dans le même temps. 

« Si c’était pour nous mettre Humbert‐Mannarino qui est l’un des pires matchs qu’il pouvait y avoir au premier tour… cela s’est d’ailleurs révélé assez désas­treux (victoire d’Humbert en trois sets et 2h de jeu). C’était une journée sans âme sur le Central avec deux matchs féminin dont on savait qu’ils allaient être à sens unique, et cela a été le cas même si c’est normal de faire jouer Swiatek et Rybakina sur le Chatrier. Mettez derrière un match masculin où il va y avoir un peu de jeu, un peu d’émo­tion. Humbert et Mannarino, c’est deux Français, le public ne se posi­tionne pas vrai­ment et Mannarino n’a pas gagné un match de la saison sur terre battue. Il restait sur neuf défaites d’af­filée dont huit sur terre battue, et il a droit au Central, ce n’est pas normal. Et pendant ce temps‐là, Wawrinka, qui a gagné le tournoi en 2015 en faisant une finale d’an­tho­logie contre Djokovic se retrouve à dire adieu au bout du stade, sur le Simonne‐Mathieu, qui est un très beau court cela dit, avec une ambiance de folie, mais il y aurait eu cette ambiance sur le Central, c’est un match qui a duré 3h donc cela aurait été parfait. Je ne comprends pas cette program­ma­tion de mettre abso­lu­ment des Français. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.