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Loïs Boisson, les yeux rougis : « La seule chose qui me raccroche aujourd’hui au fait de revenir sur le court, c’est juste le fait que j’aime jouer au tennis. Je n’y joue pas assez souvent à mon goût »

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La confé­rence de presse dans la petite salle 2 de Roland Garros était d’une tris­tesse absolue et elle a été expé­diée à la vitesse du TGV. Quelques ques­tions rapides et quelques réponses très courtes pour en finir au plus vite. 

Loïs en a même oublié les radios et elle du rebrousser chemin pour prononcer encore quelques mots.

Les yeux rougis, elle n’a pas apporté de vraies réponses sur sa perfor­mance alors qu’elle n’avait pas senti de peur parti­cu­lière avant de rentrer sur le court. Extraits.

Pas le résultat que tu aurais souhaité, mais c’était comment de jouer devant cette belle foule encore une fois ?
Bien sûr, ce n’est pas le résultat que je cher­chais, mais c’était très agréable d’être soutenue par la foule. Mais, ce n’est pas suffi­sant pour gagner, évidemment !

Aujourd’hui, est ce que c’était diffi­cile de revenir ici, après tout ce qui s’est passé l’année dernière, alors que tout le monde te regar­dais pour savoir ce que tu allais faire cette année, étant donné les problèmes de santé que tu as éprouvé en début de tournoi ?
Non, j’étais heureuse de revenir ici, de jouer ici devant la foule fran­çaise, mais j’es­pé­rais être en meilleur état. Ce n’est pas le cas. Voilà, c’est tout !

Peux‐tu nous raconter comment tu as vécu ce match, de l’en­trée sur le court jusqu’au scénario du match, de ton point de vue ?
Elle a plutôt bien commencé, j’étais assez sereine, en forme, avec un bon échauf­fe­ment d’avant match. L’attente s’est plutôt bien passée aussi. Après, le match, il n’y a pas grand‐chose à dire dessus, il ne s’est pas très bien passé.

Le fait de jouer sur le Lenglen, cela a été un facteur ? Tu avais dit lors de la dernière confé­rence de presse que c’était de toute façon quelque chose sur lequel tu n’avais pas de prise et donc ça n’a pas vrai­ment joué ?
Je n’en sais rien, si cela a été un facteur ou pas ! Pour moi, peu importe le court, ça ne change pas énor­mé­ment de choses ; logi­que­ment, à Roland, les courts sont tous à peu près pareils, je ne pense donc pas.

Comment te sentais tu physi­que­ment ? On t’a vue un peu te plaindre au fur et à mesure. Tu glis­sais beau­coup. Peux‐tu nous expli­quer comment tu te sentais 
Oui, j’avais un peu de mal à contrôler mes appuis. Après, je ne sais pas trop… Je sais un peu à cause de quoi, mais ce n’est pas un problème physique. Sinon, physi­que­ment, cela allait plutôt bien.

Sans parler forcé­ment du score, mais as‐tu des regrets sur ce match ou pas ?Beaucoup, oui.

Peux‐tu nous dire un peu sur quoi ou pas ?
Juste le fait d’être arrivée dans ces condi­tions, en fait. Je sais que j’ar­rive à Roland avec très, très peu de rythme, à cause de toutes ces bles­sures. Et donc, il est là le regret, de ne pas arriver à rester en bonne santé !

Quand c’est comme ça, tu te raccroches à quoi, pour essayer de posi­tiver un peu, pour te projeter sur la suite ? À quoi peux‐tu te raccro­cher, là, pour passer ça ?Tout d’abord, je me suis accro­chée, tous ces mois, à juste la passion du tennis. C’est ce que j’aime faire. Je fais tout pour revenir sur un court. Après, ça ne suffit pas toujours, dans le sens où j’au­rais aimé que ça ne se passe pas comme ça. Mais c’est la seule chose qui me raccroche aujourd’hui au fait de revenir sur le court, c’est juste le fait que j’aime jouer au tennis. Je n’y joue pas assez souvent à mon goût, tous les ans.

A propos de l’auteur

Laurent Trupiano

Laurent Trupiano est jour­na­liste depuis plus de 25 ans, il a travaillé pour divers médias (Le Parisien, Le Point, Radio France), il a été le co‐fondateur de Sport24.com. En 2007, il a créé le maga­zine We Love Tennis et lancé le site Welovetennis.fr en 2013. Aujourd’hui, il est le direc­teur de la rédac­tion des deux supports.