Il y a autour de Moïse Kouamé un engouement légitime mais dangereux.
Comparé à Kilian MBappé lors de sa conférence de presse alors que l’on a du mal à voir le rapport entre un footballeur et un joueur de tennis, Moïse est déjà devenu une attraction après une victoire au premier tour d’un tournoi du Grand Chelem.
Le débat est donc de savoir si cela est mérité ou si cet emballement est plus un moyen de nous rassurer, nous, peuple français dans l’attente d’un digne successeur de..Yannick Noah.
Ce que l’on peut juste dire pour le moment c’est que Moïse parle bien anglais, que son physique est puissant, que sa technique est propre et qu’il a un socle qui doit lui permettre de devenir un très bon joueur professionnel.
D’ailleurs, c’est bien le projet que sa maman a voulu mettre en place depuis son plus jeune âge. Sans parler d’un concept à la Richard Williams, il s’avère qu’elle est très présente et qu’elle gère beaucoup de choses concernant son fils. C’est normal et logique mais à un moment cela aura des vraies limites. D’ailleurs sa présence dans la salle de la conférence de presse il y a deux jours n’est pas très rassurante.
Comme l’a précisé dernièrement Yannik Noah dans les colonnes de l’Equipe, il faut savoir accompagner les parents, les aider, les écouter, et aussi leur permettre le cas échéant de trouver leur vraie place. Le cas Jannik Sinner a des années lumières de celui de Carlos Alcaraz apporte quelles réponses claires et précises même si chaque cas est particulier.
Il reste que l’on s’invente pas champion de tennis juste sur un critèree e précocité ou un talent brut, cette époque est terminée. Il faut savoir s’entourer, et ne pas cesser d’avoir l’envie de progresser.
Pour le moment avec Moïse, on est encore très loin de ces repères et sa réponse sur son team où il n’a pas cité un nom est déjà l’exemple d’une forme de dysfonctionnement.
Publié le jeudi 28 mai 2026 à 09:20



