Accueil Roland Garros

Benoît Maylin : « Djokovic nous apprend tout sur tout depuis des années, c’est le maître de tout. On a connu Federer et Nadal mais c’était différent… »

413

Tombeur du Français Valentin Royer (6−3, 6–2, 6–7[7], 6–3), Novak Djokovic s’est qualifié pour le troi­sième tour de Roland‐Garros, où il affron­tera le Brésilien Joao Fonseca (30e mondial). 

À tout juste 39 ans, l’homme aux 24 titres du Grand Chelem continue d’im­pres­sionner les obser­va­teurs, parmi lesquels Benoît Maylin, fasciné par la menta­lité du Serbe. 

« Djokovic, ce n’est pas seule­ment le maître du temps, c’est le maître de tout : maître du temps, maître de la terre, maître des records, maître de la longé­vité, maître de la prépa­ra­tion, maître de la récu­pé­ra­tion. Ce mec nous donne des apprend tout sur tout depuis des années. Ce qu’il réalise est complè­te­ment fou. On a connu des joueurs extra­or­di­naires comme Federer, mais avec lui, tout parais­sait simple, même si ça ne l’était évidem­ment pas. On ne voyait pas l’effort. Chez Nadal, c’était diffé­rent : tu te deman­dais comment il faisait, telle­ment ça semblait inhu­main. Mais il était souvent blessé. Djokovic, à part son histoire de coude, il est toujours là. Il a toujours été en avance sur tout : ses méthodes de prépa­ra­tion, de récu­pé­ra­tion, ses routines impro­bables… Parfois, tu te demandes jusqu’où il ira pour repousser les limites. Et au fond, il y a peut‐être cette obses­sion de devenir le maître absolu de tous les records, de tous les temps, tous sports confondus, à l’échelle de la planète… et presque de la galaxie entière. Il veut montrer qu’on peut rester au sommet même à 40 ans passés, à condi­tion d’avoir commencé très tôt, avec une disci­pline totale. Le gars a déjà tout conquis, alors qu’est-ce qu’il pour­suit encore ? Sans doute une forme de perfec­tion person­nelle. Et ça, c’est fascinant. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.