Très attendu en conférence de presse après sa victoire retentissante et improbable contre le numéro 1 mondial, Jannik Sinner, ce jeudi au deuxième tour de Roland‐Garros, Juan Manuel Cerundolo a raconté le moment où il a compris que son adversaire commençait à flancher physiquement.
« Oui, enfin, j’ai commencé à le remarquer, disons, à 3–0 ou, genre, au début du troisième set. J’ai remarqué qu’il commençait à faire des services volées pour raccourcir les échanges. Puis il a commencé à frapper de gros coups droits, en étant mal placé, en essayant aussi de raccourcir les échanges. J’ai donc commencé à remarquer que quelque chose n’allait pas, parce qu’il me battait assez facilement, je dois le dire. Pourquoi changerait‐il de tactique et raccourcirait‐il les points s’il n’en avait pas besoin ? Et c’est là que j’ai ressenti que ça changeait. Et son jeu de jambes aussi, comme s’il essayait de faire quelque chose. J’ai vu aussi que son équipe a commencé à l’encourager. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose de bizarre. Ça ne correspondait pas au score, c’était 6–3, 6–2, 3–0, et pourquoi tout ça ? J’ai donc commencé à m’en rendre compte un peu, et j’ai essayé de me battre pour rester concentré et continuer à pousser, à jouer de mon mieux et voir s’il baissait un peu le rythme et essayer de faire de mon mieux. »
Publié le jeudi 28 mai 2026 à 19:50



