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Battu par Kouame, Vallejo dérape tota­le­ment : « Ce genre de match doit être arbitré par un homme »

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« Je pense que la situa­tion a un peu débordé et l’arbitre (la Brésilienne Ana Carvalho) n’a rien fait pour la changer », a d’abord regretté Daniel Vallejo, dans des propos relayés par L’Equipe, après sa défaite face à Moïse Kouamé au deuxième tour de Roland‐Garros, au terme d’un super tie‐break étouf­fant (6−3, 7–5, 3–6, 2–6, 7–6 [8]) et plus de cinq heures de jeu.

Le Paraguayen de 22 ans, 71e joueur mondial, est ensuite allé beau­coup plus loin au micro du média sud‐américain Clay Tennis, en tenant des propos à carac­tère machiste et misogyne.

« Ce genre de matchs doit être arbitré par un homme, c’est très diffi­cile pour une femme de le faire. C’est un homme qui doit arbi­trer, car le public est très exigeant et il faut beau­coup de force pour aller à son encontre. Le public était très déchaîné, mais je comprends qu’il soutienne son compa­triote. C’est un public assez intense et c’est pour­quoi j’étais déjà préparé, je savais déjà que ça allait se passer comme ça et, à vrai dire, ça ne m’a pas nui, mais ça l’a surtout renforcé. Je pense qu’il a souvent pris beau­coup de temps, allongé par terre ou en traî­nant les pieds. Et ce n’est pas normal non plus que le public crie pendant une minute d’affilée sans qu’il y ait de jeu. Dans un match où l’aspect physique compte beau­coup, si on laisse trop de temps à un joueur, il va évidem­ment en profiter. À vrai dire, c’est aussi diffi­cile pour un arbitre de gérer cette situation. »

Une décla­ra­tion honteuse qui a rapi­de­ment et logi­que­ment provoqué l’indignation.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.