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Elina Svitolina‐Monfils n’ou­blie rien : « On ne peut pas y échapper. Cela fait partie de ma vie, et cela a toujours été le cas depuis le début de la guerre et le sera toujours »

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Tennis -Internationaux de France - Roland Garros 2026 - ITF - 27/05/2026 -

Opposée à Belinda Bencic ce dimanche pour une place en quarts de finale de Roland‐Garros, Elina Svitolina fait clai­re­ment partie des préten­dantes au titre. 

En grande forme suite à son titre décroché à Rome, l’Ukrainienne n’ou­blie pas pour autant son pays, toujours plongé dans une guerre d’usure avec la Russie. Voici un extrait de sa confé­rence de presse d’après match. 

Q. Pour en revenir à l’Ukraine, je me deman­dais si, pendant les tour­nois, certaines personnes évitaient les réseaux sociaux. Certaines restent dans leur bulle, et je me demande, en ce qui concerne spéci­fi­que­ment l’Ukraine et la guerre, si vous essayez d’éviter d’en entendre parler pendant un grand tournoi ou avant les matchs ? Je me demande simple­ment comment vous arrivez à faire la part des choses alors que les nouvelles en prove­nance de votre pays sont mani­fes­te­ment si mauvaises ?
ELINA SVITOLINA : Non, je ne le fais pas. Pour moi, cela fait partie de ma vie, et cela a toujours été le cas depuis le début de la guerre et le sera toujours. On ne peut pas y échapper. Bien sûr, c’est très diffi­cile, très lourd, mais c’est votre vie. On ne peut pas y échapper. Il faut faire face. Si un match diffi­cile se présente, bon, ça arrive. Il faut se relever, et il faut aller jouer si on a le bon état d’es­prit pour le faire, si on en est capable. Mais, malheu­reu­se­ment, depuis des années et des années, c’est la vie des Ukrainiens. Oui, pour moi person­nel­le­ment, je ne sais pas pour les autres joueuses, mais oui, je ne serais pas capable de me dire, genre, bon, peu importe ce qui se passe en Ukraine. Du genre, je suis à l’écart de tout ça. Non, pour moi, c’est ma vie. J’ai ma famille là‐bas. J’ai mes amis là‐bas. J’ai telle­ment de choses là‐bas, donc je ne peux pas. Ça fait partie de moi, et je ne pourrai jamais faire abstraction.

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.