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Moïse Kouame, après sa défaite au troi­sième tour : « Je ne suis pas un mauvais perdant »

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Le premier parcours de Moïse Kouamé à Roland‐Garros a pris fin au troi­sième tour, après une défaite face au 36e joueur mondial, Alejandro Tabilo, en quatre sets (4−6, 6–3, 6–4, 7–6 [9]).

Malgré la décep­tion de l’éli­mi­na­tion, le Français de 17 ans est apparu parti­cu­liè­re­ment lucide et mature en confé­rence de presse.

Question : « À cette heure‐ci, comment s’équi­libre la décep­tion de la défaite, ce qui serait normal, et la satis­fac­tion d’avoir passé deux tours à Roland, d’avoir vécu une expé­rience incroyable ? Tu es quel type de perdant en général ? Tu surmontes les défaites assez rapi­de­ment ou, au contraire, tu rumines un peu dessus ? »

Moïse Kouame : « Il y a toujours une partie après une défaite qui est un peu déçue. En tant que compé­ti­teur que je suis, j’ai toujours envie de gagner. Malheureusement, ça ne peut pas arriver tout le temps, et je le sais. Donc, c’est pour ça que la plus grande partie de moi, quand je perds, passe au prochain. Je suis déjà focus sur la récu­pé­ra­tion pour pouvoir arriver le mieux possible à Lyon, le prochain tournoi que je vais jouer. Voilà, cette aujourd’hui, j’ai perdu. Peut‐être que demain, je gagnerai. Je suis content parce que j’ai bien joué. J’ai proposé de belles choses tout au long de cette semaine. Donc ce n’est pas une défaite qui me pose problème. C’est plutôt une défaite qui me fera, je suis sûr, grandir dans le futur. J’ai appris beau­coup de choses sur moi. C’est une défaite qui peut‐être, même, peut m’ap­porter plus que mes deux victoires. Voilà pour répondre à la ques­tion, je ne suis pas un mauvais perdant. Je suis un perdant qui apprend de ça, qui essaie toujours de rebondir le plus haut. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.